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Le 375e de Montréal et après?

02/06/2016 10:55 EDT | Actualisé 03/06/2017 05:12 EDT

Alors que la métropole investit et s'investit pour les fêtes du 375e, il est plus que nécessaire qu'un débat se fasse sur l'avenir de la ville. Montréal vit une sclérose économique, causée par mille et un incompétents. Les administrations se succèdent et les politiques municipales sont assujetties aux calculs partisans et électoraux.

Nous avons l'occasion de cogiter autour des enjeux montréalais et sur le projet de société que l'on souhaiterait mettre en oeuvre pour les générations à venir. Nous subissons d'énormes pressions, parfois conjoncturelles et souvent permanentes. La ville du stade olympique n'a guère changé de culture, la ville du rapport Charbonneau ne la changera probablement pas. Les villes scandinaves et australiennes jouent dans une autre ligue que la nôtre. Nous sommes les «Panthers de la Floride» de la ligue, nous avons des atouts considérables, une jeunesse affamée de créativité et les joueurs nécessaires pour créer le miracle montréalais. Hélas, le calcul politique et la perte d'expertise ne riment que rarement avec l'excellence et l'ambition.

La ville peut se targuer d'être la ville du Hockey, de la Formule 1, des restaurants et des festivals.Les défis sont grands et les enjeux s'équivalent en priorité. D'où la nécessité d'un débat.

Le maire de Montréal ne cesse de se positionner comme l'homme qui fera rayonner sa ville dans le monde. Remarquons que le rayonnement de la métropole se fait via des organismes et avec un regroupement d'efforts.

Dès lors que les décideurs de la ville seront conscients de la valeur des événements culturels et qu'ils chériront Montréal, nous créerons un sentiment d'appartenance inébranlable dans l'esprit des Montréalais d'origine et d'adoption. Ces derniers espèrent du sang nouveau chez nos politiciens, une nouvelle culture, rendre soluble la bureaucratie et surtout rendre le processus décisionnel plus rapide et transparent. En résumé, faire de la ville une organisation apprenante.

Le Cré a présenté un plan quinquennal 2010-2015. Y a-t-il eu une révision des objectifs? Y a-t-il un compte-rendu de la ville concernant ce plan? Bref, le CRÉ a fait un agréable travail, tout comme celui de 2005 à 2010. Hélas, nous n'avons pas de suivi transparent et continu. Pire encore, les CRÉ sont abolis, austérité oblige, parait-il! Toutes nos politiques culturelles doivent promouvoir nos artistes d'ici, ce qui est nécessaire pour multiplier les entreprises & start-ups artistiques. C'est ainsi qu'on assurera une éclosion internationale pour Montréal.

La métropole fera partie de l'insight des promoteurs internationaux, et ne devra plus vivre dans l'ombre de Toronto. Si Montréal a perdu une partie de ses habitants à cause des référendums et autres, elle en a gagné d'autres, issus de pays qui font rêver tout touriste, comme le Brésil, la Syrie, le Maroc, l'Inde, etc... plus éduqués et jonglant avec plusieurs cultures. Ces femmes et hommes d'immigration font de notre ville une oasis de talents et un terrain fertile pour tout lancement de produits & services.

L'envergure des projets doit propulser non seulement la métropole, mais le pays entier.

Une réorganisation des Jeux olympiques d'été? Ou actualiser le festival de films de Montréal (concurrencer le festival de Toronto)? Montréal Grand Prix de Moto? Nous pouvons introduire Montréal dans les compétitions de courses de bateaux, nous avons un fleuve qui ne demande qu'à le faire bouger...

Bref, la balle est dans le camp des décideurs. Et, finalement, Montréal n'a-t-elle pas besoin d'un maire entrepreneur plutôt que d'un politicien?

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