Étant donné la crise sociale historique provoquée par le «choix politique et parfaitement idéologique» du gouvernement libéral du premier ministre Jean Charest d'imposer une hausse injuste et injustifiée des frais de scolarité universitaires aux étudiants québécois, j'interrompe exceptionnellement ma série de billets pour publier une lettre signée et appuyée par les membres du conseil d'administration des Intellectuels pour la souveraineté (IPSO), laboratoire d'idées dont je fais partie.
L'argumentaire pour la hausse développé [le 2 mai 2012] par un certain nombre de personnalités réduit les diplômes à leur apport économique individuel. Il passe complètement à côté des avantages économiques et sociaux collectifs de l'accès universel à une éducation de qualité. Dans un pays riche et développé comme le Québec, la question des droits de scolarité n'est jamais une question de faisabilité. C'est une question de répartition de la richesse et de choix politique.
Il faut le dire: la force économique du Québec-pays permettra de se doter d'un système scolaire gratuit, alors que la marge budgétaire du Québec-province permettrait tout de même un gel des droits de scolarité. Nous refusons l'argument de la « juste part ». Est-il juste de demander à l'étudiant de payer avant même de devenir un contribuable, le forçant à travailler pour faire ses études, une part qu'il pourra rendre au centuple plus tard en payant, grâce à son éducation, plus d'impôts que la moyenne, au bénéfice de l'ensemble de la société ?La fixation canadienne
On nous ressasse la comparaison avec le Canada et les États-Unis, espérant que le Québec puisse les imiter. On reste les yeux rivés sur l'Amérique du Nord, en oubliant nos amis mexicains qui jouissent de la gratuité scolaire. Le discours économique vante la mondialisation, mais pour le financement de l'éducation on devient myope, restreint au modèle canado-étatsunien. On cite rarement les modèles de faibles droits de scolarité et de gratuité. Outre le Mexique, dans plusieurs pays d'Europe, l'université y est gratuite ou moins chère qu'ici. C'est le cas de la Norvège, la Suède, la Finlande, le Danemark ; bref, tous les pays nordiques, les plus avancés socialement et économiquement de la planète, auxquels s'ajoutent entre autres la République tchèque, la France, la Belgique, l'Autriche, la Suisse, l'Espagne, le Portugal et l'Italie. En cette époque, s'arrêter à cette proximité géographique relève presque d'une forme de repli sur soi.
La hausse des droits est réductrice de plusieurs façons, même sur le plan économique, car axée sur l'individu et le court terme. De plus, la comptabilité économique a ses limites. Quand des esprits bien formés mettent de l'avant des politiques contre l'intimidation ou la maltraitance, il y a là la poursuite d'un mieux-être collectif qui vaut plus que de l'argent.
Une vision économique d'ensemble consisterait plutôt à mieux situer le budget de l'éducation dans celui du Québec tout entier. Plusieurs sources de revenus du Québec sont possibles pour financer les collèges et les universités, dont les redevances sur les mines, comme il se fait ailleurs dans le monde.
... et la myopie provincialisteLe problème du sous-financement des universités ne doit pas faire abstraction du cadre fédéral. On oublie trop souvent qu'il provient essentiellement des coupes des transferts fédéraux à l'éducation depuis 1994-1995, transferts payés d'ailleurs par nos impôts. Mais après ces compressions, Ottawa a préféré utiliser notre argent pour s'ingérer dans le champ de l'éducation, sans tenir compte des responsabilités des provinces (Bourses du millénaire, Fondation canadienne pour l'innovation, chaires de recherche du Canada).
Ces transferts directs aux personnes ont un impact sur le budget du Québec et sur celui des collèges et des universités, en les forçant à payer des subventions d'appariement, des frais indirects, des achats de matériel et de services d'entretien des laboratoires au soin du Québec.
Le régime fédéral accentue ainsi un déséquilibre fiscal qui nous coûte plus de 800 millions par année en créant ce mal-financement. Il y a là amplement de quoi refinancer les universités. Avec les quelque 4,5 milliards que représentent les coûts de la défense par année pour le Québec, le choix de l'indépendance se pose clairement dans le dossier de l'éducation comme dans bien d'autres.
Pour la démocratisation du savoirPeut-on se permettre de revenir à l'époque où les riches étaient les seuls à avoir accès aux études ? Les meilleurs emplois sont le fruit d'innovations technologiques. Ils exigent une formation de pointe. Notre meilleure arme dans la mondialisation demeure l'éducation et la formation d'une main-d'oeuvre spécialisée, seul rempart contre les délocalisations.
Avec son Plan Nord, Jean Charest veut confiner le Québec à l'exportation de matière première. L'avenir est à l'économie du savoir et à de solides secteurs secondaire et tertiaire. Mais notre gouvernement provincial refuse ce levier qu'est l'éducation et abdique sur l'accès aux études comme sur la transformation locale des ressources du Nord.
Il fait la leçon aux étudiants, mais ne prend pas les moyens budgétaires et politiques pour amener Québécois et Québécoises vers une économie plus compétitive mondialement, plus productive économiquement et socialement.
Ont signé cette lettre : Angèle Richer, Siegfried L. Mathelet et Gilbert Paquette, appuyés par André Binette, Jocelyne Couture, Vladimir De Thézier, Micheline Labelle, Andrée Lajoie, Florent Michelot, Ercilia Palacio, Pierre Paquette, membres du CA des Intellectuels pour la souveraineté (IPSO).
L'avantage économique que la société en tirera n'existe que par les investissements individuels de chacun de ses membres.Les pays de référence à la gratuité sont les pays où les payeurs de taxes et d'impôts sont les plus sollicités et étouffés. Ici, nous n'en voulons pas.D'ailleurs, la social-démocratie nous a mis en déficit assez bien merci, sans compter qu'elle a rendu des générations incapables de compétition et d'efforts, ne sachant que s'abreuver gratuitement à la mamelle de l'Etat providence dont il faut nous débarrasser au plus sacrant avant de tous nous écraser dans le mur.
1- Ils ont le pétrole. Celui-ci a généré, par exemple, un fond souverain de $500 milliards US en Norvège. J ai bien dit $500 …milliards….US…. Le Québec.?
Or, en dépit de ces revenus d’appoint……
2- Le taux d imposition est de 60% À 70%, pour TOUS, sans AUCUNE déduction possible.
3- La taxe de vente est de 25%, pour tout, sauf la nourriture, qui, elle, n’est que de 12%!
4- Leur système hospitalier utilise le ticket modérateur, pour les visites au médecin ET à l hôpital.
5- La dette n est que de 30% du PIB. Celle du Québec varie de 70% à 110%, selon les méthodes utilisées.
6- Il n y pas de déficit à toute fin pratique. Le Québec y arrivera bientôt mais paie 20% de son budget uniquement pour payer les intérêts de la dette.
Le Québec n’a pas de pétrole et rejette toute exploitation des ressources naturelles, même responsable.
Il n’a pas l’option de taxation extrême, en conflit direct avec la saturation québécoise vis-à-vis les impôts/taxes, ressentie à toute petite hausse.
D’ailleurs, cette approche est tout à fait inapplicable dans notre contexte nord-américain.
Et nous avons cette énorme dette…..
Donc, force est d’admettre que tous et chacun doivent mettre l’épaule à la roue pour se sortir de ce pétrin économique, dans notre contexte québécois, en étant pertinents et réalistes. Incluant les étudiants.
Pas vraiement. Le service de la dette ainsi que les depenses en infrastructures vont directement a la dette sans passer par le deficit. Sinon notre deficit annuel serait de $10milliards+ chaque annee.
Un petit tour de passe passe comptable pour faire croire aux Quebecois qu'on s'ameliore.
Dans les faits, la pente descendante commence a s'accentuer. Lentement, mais surement.
Le taux d'imposition en Norvege est de 28% pour les societes; il est de 28,40% au Quebec (Fed+Prov).
Le taux d'imposition en Norvege est de 0% a 40% pour les particulier; il est de 0% a 48.2% au Quebec (Fed+Prov).
Informations tres facile a trouver d'ailleur.
;)
je n'ai même pas continué la lecture après une telle sotîse,
avez-vous déjà été au mexique? Ici un latino qui vous le demande!
Et vous êtes fondateur de ce parti? Merci mais ...j'aime bien le Canada
Je suis allé au Mexique. J'y ai enseigné. C'est un pays beaucoup plus pauvre que le nôtre.
Dans toute sa grandeur physique, on n'y trouve même pas un seul fleuve. Mais c'est pays fier qui fait des efforts inouis pour améliorer sa condition. Les cartels de la drogue. aux mains des colombiens et des états-uniens, les empêchent de progresser plus vite qu'ils ne voudraient.
Au Quebec on semble etre riche en diplomés d'histoire, socio, philo, lettre, anthropo, et autre domaine ou les debouchés se font plutot rare. Tandis qu'on manque de medecins et de gens en metiers specialisés.
Depuis des decennies, l'education coute preque rien au Quebec. Ou est le resultat? Les Quebecois sont moins entrepreneurs que les Ontariens (50% moins), s'interesse beaucoup moins aux nouvelles economiques que la moyenne Canadienne.
Honnetement, je me demande plutot si en favorisant la facilité on ne developpe pas plutot la mediocrité...
Quant à vos statistiques, je vous mets au défi de m'en donner les sources précises que nous pourrons consulter.
Et je connais personnellement plusieurs finissant en lettre, en anthropologie et en histoire qui crevent de faim.
Les statistiques officielles, je vous laisse les chercher. Le gros bon sens suffit ici.
Si tu avais des arguments valables et pertinents tu les aurais sortis au lieux de dire des niaiseries pareilles.
Myopie provincialiste et intrusion du fédéral? Les universités québécoises ont été uniformément enchantées d'une injection de fonds fédéraux dans les programmes visant l'engagement de personnel hautement qualifié et l'excellence en recherche. SVP, ne mélangez pas vos ardeurs souverainiste dans un dossier que vous comprenez à peine.
Le lien que vous faites entre gratuité et service militaire laisse entendre que c'est le prix à payer pour la gratuité alors que le service militaire touche les étudiants comme les travailleurs.
Le service militaire est désuet en Suède, de 4 mois au Danemark, de 6 à 12 mois en Finlande et en Norvège.
Ne laissez pas votre juste courroux fédéraliste vous aveugler, jeune jet d'ail.
Dis-moi qui tu hais et je te dirai qui tu es, un peu comme les répus anti gais pris en travesti...
1. Le taux d imposition est de 60% à 75%, pour TOUS, sans aucune déduction!
2. Le taux de taxation est de 25%, sur tout....sauf la nourriture, qui, elle, n est que de +/-12%!
3. Il y a ticket modérateur pour les consultations médecins ET hôpitaux!
Et pourtant, ils sont très riches!
4. La dette publique est dans les 35% du PIB. Au Québec, elle est dans les 70% à 110%, selon les approches. Très peu de déficit, 0.05%, alors qu'ici, on est dans les 20%!
5. Et les finances publiques sont dans cet ordre grâce au pétrole. Ils ont un Fonds Souverain de $ 500 Milliards US. J ai bien dit Milliard US.
Donc, revenus ET taxation extrêmes. Or, le Québec est à des années lumières de ce cadre économique.
Et je crois sincèrement que ces taux d imposition/taxation sont contraires à l esprit québécois. Et tout à fait inapplicable dans notre environnement nord-américain..
Alors, la gratuité scandinave, ils peuvent se la payer....Nous, je ne crois pas, malheureusement. Tous doivent participer.!
Les redevances, durant la même période, n'atteint pas 400 millions de dollars.
Statistique Québec
nos forets rasées,
nos rivieres arnachées,
nos minerais non-renouvelables pillés pour quelques emplois temporaires
nos éleves endettés pour enrichirs des fournisseur de service privilegiés et des recteurs ambitieux.
Notre savoir d’ingénierie d'état détourné pour le privé. (HQ)
Nos investissement dans nos médecins qui travail pour le privé.
Notre assurance médicale collective qui se fait vampiriser par le privé.
BREF ToUTES Nos richesses naturelles et humaines que le Quebec a bati au fil du temps et que certain polititiens sont prets à dilapider pour des interets à cours terme et surtout PERSONNELS.
Pays soit surimposés, soit avec un accès très contingenté
"Plusieurs sources de revenus du Québec sont possibles pour financer les collèges et les universités, dont les redevances sur les mines"
car chacun sait que ces redevances demeureront stalbes et prévisibles, comme tout ce que le gouvernement prend de force aux autres
On fait grand bruit des frais de scolarite concernant les etudes collegiales, universitaires, et post universitaires, mais pourquoi ne pas regarder plus en amont ?
L'enseignement primaire, secondaire, est nul, sinon deficitaire en beaucoup de matieres...
De plus a ecouter nos elites, les interventions des principaux intervenants, la ministre en tete provenant de la planete Pantoite et digne adversaire des representants Pantoute a toute..., disons que leur vocabulaire est assez foklorique...Ouin! Tiens toe!
Sinon on continuera a produire des personnes soi disante instruites... Genre finissant de L'U.Q....M ... Mais veut on vraiment qu'au royaume des aveugles les borgnes soient rois dans votre futur et present pays!
Comme auparavant vos cures vous controlez par le bout du nez et par le bout d'autres choses?
Pas moi Merci, non a votre nivellement par le bas, aussi grande la cause que vous pretendez defendre!
Comme ca on se retrouvera avec un peu moins de philosophes et un peu plus de remonteux de manches.