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Manifeste pour le développement socio-économique durable de Montréal

21/08/2013 11:00 EDT | Actualisé 21/10/2013 05:12 EDT

Manifeste pour le développement socio-économique durable de Montréal et souhaits d'une campagne électorale avec moins de langues de bois et plus de projets réalisables au bénéfice des Montréalais et pour le bien de son image de marque internationale.

Plusieurs disent que le début de la campagne électorale municipale manque de contenu et que ce n'est que la langue de bois qui prévaut. Les 7 ou 8 candidats qui se présentent comme premier magistrat de la métropole se limitent à des mots clés, mais restent bien superficiels. Les mots «changement» ou «vrai changement» sont répétés à outrance. Certes, il faudra apporter un grand lots de changements administratifs à la Ville de Montréal et de bien voir à y installer une gouvernance plus éthique, intègre et durable.

Mais quels sont certains des enjeux de fonds et quels seraient de réels développements souhaitables et possibles pour la plus grande ville francophone de l'Amérique...? Considérant évidemment, l'état des finances publiques, ses ressources, et aussi, les défis relatifs à de possibles, et éventuels, partenariats économiques soit à Québec ou à Ottawa... Ces gouvernements ont déjà bien des défis budgétaires à relever dans leurs propres cours... Même si les deux seront dans un mode de fonctionnement de type «électoral» et promettront mers et mondes dans les prochains mois... Il n'y aura pas de cadeaux de sitôt de ces deux potentiels partenaires... Donc que de petits moyens financiers réels seront à la portée de la Ville, or il s'agira d'investir encore plus judicieusement et pour un maximum d'impacts positifs...

Ainsi, voici donc quelques avenues stratégiques de développements pour l'avenir de la Ville...

A) Moratoire absolu sur toutes constructions riveraines au sud et à l'est du centre-ville de Montréal, priorités aux accès citoyens et développements touristiques stratégiques (lire mise en valeur du majestueux fleuve Saint-Laurent)

Ce sont de grands lieux d'avenirs pour la ville... N'y entrevoir que des logements ne créera pas les emplois locaux, ni les produits touristiques (et l'argent que cela apporte dans l'économie montréalaise), ni les nouvelles images attrayantes dont Montréal a grandement besoin afin de se re-dynamiser comme destination touristique, à voir ou à revoir. Et ce, autant face aux échiquiers décisionnels des éventuels visiteurs européens que ceux venant d'Asie ou même ceux provenant simplement d'Amérique du nord... Ces lieux sont des précieux joyaux d'emplacements, il faut penser leur utilisation stratégiquement, dans une optique de développement à long terme de la ville.

B) Penser le développement montréalais comme un système vivant et organique plutôt qu'inorganique.

En outre, atténuer le développement des places bétonnières (comme l'esplanade du stade et plus récemment la Place des festivals, la Place d'armes, etc. Ceci aidera a contrer le réchauffement de nos villes (i.e. les îlots de chaleurs). Mettre surtout plus de verdure et d'espaces verts au service des citoyens et touristes. C'est beaucoup mieux de la verdure (organique) que du béton (inorganique) pour la santé physique et mentale des gens.

Aussi important, il faut absolument mieux contrôler les bruits amplifiés des motos et voitures de sports, etc. Les logements des artères principales seront plus agréables à vivre et à dormir. Les terrasses en bordure de rues, pour leurs parts, redeviendront plus attractives et invitantes pour les citoyens et touristes.

Si l'on légifère, dans des centaines de villes, contre les bruits de frein des semi-remorques, pourquoi n'applique-t-on pas des lois sévères contre ces bruits moteurs qui ont été explicitement amplifiés pour le plaisir de quelques-uns au détriment de la qualité de vie de dizaines de milliers de personnes au quotidien...?

C) Parc urbain au nord du Mile-end (i.e. ancienne gare de triage d'Outremont): voir prioritairement le site comme un oasis vital pour les gens du quartier. Donc minimiser, autant que possible, le développement d'institutions, de parking d'asphalte, de logements bétonnés, ou facultés...

En terminant mon manifeste, il est évident que les problèmes de corruption et de mauvaises gouvernances empêchent un bon développement de la Ville de Montréal. Afin d'aider à éventuellement atténuer ces problèmes des dizaines de peines d'emprisonnement exemplaires devront être attribués aux élus complaisants et aux bureaucrates impliqués, de même qu'aux entrepreneurs fautifs. Mais qui fera ce travail ? Et surtout, quand verrons-nous des résultats? Ça ne semble pas demain la veille... Or, si cela ne se passe pas prochainement, l'avenir de Montréal n'en sera que moins constructif et positif.

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