Vincent Geloso

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Le multilinguisme et le supposé déclin du français

Publication: 26/10/2012 09:52

L'ensemble du débat sur le déclin ou sur les progrès du français revient à un seul élément : le multilinguisme. Sans verser dans la caricature, ceux qui voit un déclin assument que le multilinguisme ne crée aucune distorsion des statistiques. Ceux qui voient un progrès estiment que le multilinguisme des immigrants brouille les statistiques.

Un immigrant qui arrive à Montréal et dont la langue maternelle n'est pas l'une des deux langues officielles, n'abandonnera probablement pas celle-ci puisqu'il est normal qu'il cherche à conserver certains éléments de sa culture d'origine. Ainsi, le test ultime de leur intégration à la société québécoise consiste à savoir s'ils apprennent les deux langues officielles pour s'intégrer économiquement et socialement à la société québécoise. Quelle est l'importance de cette réalité pour les statistiques?

Que disent vraiment les données?

Selon le tableau 4 de « Caractéristiques linguistiques des Canadiens », le français comme langue la « plus souvent parlée » à la maison est passée de 81,8% à 81,2% entre 2006 et 2011. C'est ce chiffre qui est mis de l'avant par ceux qui parlent d'un déclin de la langue française. Cependant, quand on regarde la note en dessous de ce tableau, on peut remarquer que « les réponses multiples à la question 'la langue parlée la plus souvent à la maison' ont été réparties à parts égales entre les groupes linguistiques ».

Par exemple, si vous parlez le français, l'anglais et l'italien de manière équivalente dans votre maison, on vous divisait en trois. Lorsqu'on compare avec le tableau 2 de « Le français et la francophonie au Canada » publiée conjointement par Statistiques Canada, on voit que cette petite note en bas de page ceci cause un écart important dans le nombre de personne ayant déclarés utilisé le plus souvent le français (6 146 595 personnes contre 6 085 150 - soit un écart de 61,445 personnes en 2006 et un écart de 105 575 en 2011). Ainsi, le 81,2% claironné par certains est en fait de 82,52% en 2011 et était de 82,66% en 2006 - un déclin bien moins frappant pour l'imagination.

Il faut aussi considérer que les immigrants allophones, qui selon la figure 2 de « Caractéristiques linguistiques des Canadiens », parlent de plus en plus le français à la maison soit de manière « régulière » ou « le plus souvent » alors que l'anglais décline légèrement depuis 2001. Ainsi, lorsque les défenseurs de la thèse du déclin citent le passage de 81,8% à 82,8%, ils regardent seulement ceux qui parlent « le plus souvent » le français et n'additionnent pas ceux qui parlent « régulièrement le français ». En tenant compte de cette réalité liée au multilinguisme croissant des allophones, on voit un progrès de 0,1 points entre 2006 et 2011 (de 86,9% à 87%).

En se concentrant sur la région métropolitaine de Montréal, on confirme vraiment comment le multilinguisme crée des distorsions dans les données qui doivent être corrigées. Selon les données de Statistiques Canada, il y a sept combinaisons de langues possibles : français uniquement, anglais uniquement, autre uniquement, français et anglais, français et autre, anglais et autre et autres combinaisons.

Entre 2006 et 2011, pour la région métropolitaine de Montréal, « anglais seulement » a diminué et « autre uniquement ». La catégorie « français uniquement » a diminué aussi - de plus de 3 points. Toutefois, « français et autre » a augmenté de 2 points, ce qui est plus rapide que « anglais et autre » et « français et anglais » a augmenté de manière important. Toutefois, « autre combinaisons » (qui inclut le trilinguisme) a augmenté légèrement. Et c'est ici qu'une autre erreur pour être retrouvée. Selon Statistiques Canada, « plus de 80 % de cette catégorie est constituée des situations de trilinguisme incluant le français, l'anglais et une autre langue. » Dans la région métropolitaine de Montréal, on parle quand même de plus de 100,000 personnes en 2011, assez significatif vous admettrez.

Si on ajoute « français uniquement », « français et autre », « français et anglais » et 80% de « autre combinaisons », on remarque que le français était présent dans 77.12% des ménages en 2006 contre 77.18% en 2011, ce qui est inférieur au 77.92% de 2001, mais difficilement un « déclin » tragique considérant le changement de la composition démographique de la région de Montréal. En somme, tout ce qui se passe c'est que les ménages montréalais mélangent agréablement les langues dont le français et l'anglais.

Et pourquoi donc?

Il est très clair que le français n'est pas en déclin, mais plutôt que chez les immigrants il se mélange couramment avec les langues maternelles de ces derniers ainsi que l'anglais. Considérant que la connaissance d'une langue est un capital humain d'une grande valeur pour le revenu des individus, il ne faut pas s'étonner que les immigrants cherchent à en apprendre le plus possible. En fait, la connaissance d'une langue additionnelle amplifie les effets sur le revenu des niveaux d'éducations formels atteints par les immigrants. Comme je l'ai déjà dit ici sur le Huffington Post, c'est par la voie de l'économie (et l'appât des gains) que l'intégration des immigrants se fait le plus efficacement. Et on le voit très clairement dans les chiffres sur le français!

En niant la réalité du multilinguisme, on ignore le principal chemin de l'intégration des immigrants via l'amélioration des conditions de vie. En niant cette réalité, les défenseurs de la thèse du déclin du français ignorent les véritables politiques publiques susceptibles d'inciter à l'intégration accrue de ces derniers.

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  • Les faits saillants du recensement 2011

    . (AFP/Getty Images)

  • 33,476,688 habitants

    En mai 2011, le Canada comptait 33 476 688 habitants, près du double par rapport à 1961 et 10 fois plus qu'en 1861. (Alamy)

  • La croissance s'accélère

    La population canadienne a crû de 5,9 % entre 2006 et 2011, davantage que les 5,4 % enregistrés au cours des cinq années précédentes. (<a href="http://www.flickr.com/photos/jtbradford/" target="_hplink">Flickr: jtbradford</a>)

  • La ruée vers l'Ouest

    Pour la première fois, davantage de Canadiens (30,7 %) vivent à l'ouest de l'Ontario qu'au Québec et en Atlantique réunis (30,6 %). (Flickr: <a href="http://www.flickr.com/photos/derekgavey/" target="_hplink">derekGavey</a>)

  • Premier de classe

    La croissance de la population canadienne entre 2006 et 2011 est la plus forte des pays du G20. (<a href="http://www.flickr.com/photos/33498942@N04/" target="_hplink">Flickr: WarmSleepy</a>)

  • L'exception à la règle

    Toutes les provinces et tous les territoires - sauf les Territoires du Nord-Ouest avec deux habitants de moins - ont enregistré une croissance de leur population. (AP)

  • L'Ontario s'essouffle

    Le taux de croissance a fléchi à 5,7 % en Ontario, le plus bas dans la province depuis le débutd es années 80. (Alamy)

  • La Saskatchewan sort du rouge

    La croissance de la population en Saskatchewan atteint 6,7 %, contre une décroissance de 1,1 % entre 2001 et 2006, notamment grâce à l'accueil de 28 000 immigrants au cours des cinq derniers dernières années. (<a href="http://www.flickr.com/photos/justaprairieboy/" target="_hplink">Flickr: Just a Prairie Boy</a>)

  • Le Yukon et le Manitoba décollent

    Le taux de croissance au Yukon (11,6 %) et au Manitoba (5,2 %) a doublé depuis 2006. (<a href="http://www.flickr.com/photos/us_mission_canada/" target="_hplink">Flickr: US Mission Canada</a>)

  • L'Atlantique grandit aussi

    Le taux de croissance à l'ïle-du-Prince-Édouard (3,2 %), au Nouveau-Brunswick (2,9 %) et à Terre-Neuve-et-Labrador (1,8 %) a augmenté substantiellement entre 2006 et 2011. (<a href="http://www.flickr.com/photos/jw1697/" target="_hplink">Flickr JaimeW</a>)

  • Les villes dominent...

    Près de 7 Canadiens sur 10 vivaient dans l'un des 33 centres urbains en 2011. (<a href="http://www.flickr.com/photos/markwoodbury" target="_hplink">Flickr mark.woodbury</a>)

  • ...mais pas en Ontario...

    La croissance de la population qui vivait dans les grandes villes de l'Ontario a ralenti de 2006 à 2011. (<a href="http://www.flickr.com/photos/husseinabdallah/" target="_hplink">Flickr abdallahh</a>)

  • ...mais tout le monde est parti en Alberta?!?

    Sur les 15 communautés urbaines du pays ayant enregistré les plus fortes croissances, 10 sont situées en Alberta. (AFP/Getty Images)

 
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08:17 sur 31/10/2012
Keep passing the correct message. I firmly believe that you are one of the few economists that is analyzing the statistics properly. Speaking only French is not an advantage in today's world, so of course people learn more than one language. I speak two and am trying to learn Spanish as well!
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ombriere
10:13 sur 29/10/2012
il est vraiment fascinant de lire les propos de la fin de semaine cette joute oratoire ressemble drôlement à quelques pages d'Achille talon jouons sur les mot et les chiffres pour avoir raison quitte à se contredire hein géloso . mais la valeur statistique est négative quand on ne tiens pas compte de la valeur humaine des choses .oh bien sur voila une vision qui n'a pas de poids pour vous seul compte vos pourcentages
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06:00 sur 29/10/2012
Pourquoi vouloir empêcher les japonais de parler japonais à la maison ou les roumains de parler roumain en famille?
Le PQ veut promouvoir une culture en détruisant celle des autres.
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feedback feelings
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21:29 sur 28/10/2012
le bilinguisme du Canada, sera toujours un avantage
18:17 sur 29/10/2012
Le Canada n'est pas bilingue, la Loi sur les langues officielles ne concerne que l'administration publique fédérale et elle est de plus en plus souvent violée. Il n'y a, au Canada, qu'une province bilingue, c'est le NB, les 8 autres provinces du ROC ont l'anglais comme langue officielle de jure ou de facto et au Québec, la langue officielle est le français de jure.

Pour ce qui concerne les individus, ils ne sont probablement pas d'accord avec vous dans le ROC où le bilinguisme ne gagne pas de terrain et en perd même chez les plus jeunes.
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00:07 sur 30/10/2012
Excusez-moi, je voulais dire au
Québec, est-il bilingue de facto ?

Je ne savais pas que NB était bilingue.
Merci pour l'explication.
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19:18 sur 28/10/2012
vous auriez du attendre avant de publier votre article puisque Statistiques Canada a déjà émis des réserves sur les comparaisons de statistiques de déclin comme plusieurs se sont empressés de conclure. Ceci parce que la méthode a changé, gracieuseté du gouvernement Harper. Ce qui rend toute comparaison boiteuse.
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Francois Rochon
Il n'y a pas de honte à préférer le bonheur
13:26 sur 28/10/2012
Il y as une chose importante à considérer et Mr Geloso n'en tiens visiblement aucun compte. Le Québec ,comme le ROC compte maintenant en bonne partie sur l'imogration. Il est tout à fait normal que la génération allophone qui arrive ici parle à la maison sa langue d'origine... Entre nous, ma femme et moi parlons Français quand nous visitons les U.S.A....
La question est celle du transfert "culturel"... la seconde génération, celle qui sera allé à l'école primaire et secondaire en Français, elle s'identifiera comment... Francophone ou Anglophone ... Elle ira au Cinéma en Français ou en Anglais, elle écoutera de la musique en Français ou TOUJOURS en Anglais... au resto, elle commandera en Français ou en Anglais. Même si elle connait le Français, elle parlera quelle langue avec les amis... ou dans la cour d'école.
Pour parler simplement, la deuxième génération est-ce que ce sera des Francophones multilingues ou des Anglophonnes multilingues.. Parce que...quand on sera rendu avec une majorité d'Anglophones bilingues ou multilingues... on sera prêt à "domper" le Français.
01:06 sur 29/10/2012
Exactement.

Voilà, tout est dit, et bien dit (avec clareté et aucun irrespect).

«Pour parler simplement, la deuxième génération est-ce que ce sera des Francophones multilingues ou des Anglophonnes multilingues.»

Une formule excellente qui résume très bien la question.
02:17 sur 31/10/2012
Vous pensez que d'etre francophone c'est d'aller au cinéma en français ou écouter Coeur de Pirate ? Serieux?

Ma langue maternelle est l'espagnol mais je tourjour détestais écouter des films traduits à l'espagnol. Ça veut dire que je déteste ma langue ? Non. Juste un petit commentaire par rapport a votre exemple.

J'aime le Québec et Montréal. Depuis que j'habite ici j'ai pu rendre compte que d'être québécois, ça c'est plus que de parler français. On a une richesse que pas beaucoup des endroits ont le plaisir d'avoir.
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Francois Rochon
Il n'y a pas de honte à préférer le bonheur
07:31 sur 31/10/2012
Coeur de Pirate...peut pas comprendre ce qu'on lui trouve... mais avez vous vu CRAZY, Gas Bar Blues, La Grande Séduction, et de nombreux autres ou juste des films de Chuck Noris...
10:40 sur 28/10/2012
Ce que cet étudiant économiste bavard devrait nous expliquer qu'est ce qui justifie que le gouvernement fédéral compte investir 35 milliard de dolars en achats militaire , .....sans aucun document en français. Je me demande que ferait, cet économiste s'il doit travailler le reste de sa vie dans la langue anglaise qui est trés respectable, en passant, mais qu'en ait-il de son développement linguistique?. Devrat-il encore et encore utiliser des termes franglais, pour ''bien parler français'' pour justifier les statistiques fédérals en terme d'utilisation de la langue française dans la fonction public canadienne.
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Blogueur du Huffington Post
Vincent Geloso
13:36 sur 28/10/2012
Je vis en Angleterre et je conserve mon français avec fierté et non seulement cela, je suis fier de pouvoir interagir normalement en deux langues et de pouvoir en baraguiner une troisième. Quant à la fonction publique fédérale, je trouve sidérant que des gens puissent être nommés sans connaître les deux langues. Toutefois, le commissaire des langues officielles montre qu'il y a eu des progrès dans les dernières années! http://www.ocol-clo.gc.ca/html/satisfaction_francophones_e.php
09:55 sur 28/10/2012
Absolument vrai. Malheureusement, pour les nationaleux, pour pouvoir vraiment faire de notre culture ce qu'elle devrait être, ça prend des efforts et les MEILLEURS au monde. Si non, on passe des lois pour la protéger (comme dans les bonnes vieilles société socialiste) le gouvernemaman s'occupe de nous. On ne peut pas vouloir être le meilleur dans notre beau Québec pcq ça va faire en sorte qu'on ne pourra pas juste promettre que tout va bien et que tout est gratuit. Sans efforts, capacités et COMPÉTENCES, la génération qui suit verra son niveau de vie diminuer, et ça, c'est terrible pour nos enfants.
14:52 sur 28/10/2012
Et en quoi le fait de légiférer sur la langue empêche-t-il qui que ce soit de faire des efforts et de bien la parler et l'écrire ? Vous confondez la Loi 101 et le système d'éducation et si le système d'éducation n'est pas ce qu'il pourrait être, on peut certes blâmer les québécois qui ne s'y sont jamais intéressés et pour qui l'éducation n'est pas une priorité. Par contre cela n'empêche pas ceux qui veulent performer de le faire.

Si ma mémoire est bonne, la Loi 101 a été adoptée pour éviter que les immigrants continuent à s'assimiler massivement à l'anglais, ce qu'ils faisaient non pas parce que les québécois ne parlaient pas leur langue de manière attrayante (comme certains esprits tordus se plaisent à l'évoquer), mais tout simplement parce que cela leur était permis et que cela leur semblait le choix le plus conforme à leurs intérêts, dans un contexte nord américain où l'anglais est la langue de tous sauf du Québec. Donc sans la Loi 101, la situation serait encore pire qu'elle l'est actuellement.
06:54 sur 29/10/2012
Le problème est très rarement dans les lois mais plutôt dans leurs applications. Lorsque vous avez la visite dans votre entreprise de l'OLF qui exige de changer les indications "start", "stop" sur des machines, imprimantes et autres, vous comprenez que cette loi ne sert plus à protéger ce qu'il y de plus beau chez nous, la langue et la culture québécoise.

De plus, le problème n'est pas avec le fait que notre gouvernemaman collecte approximativement 75 milliards en impôts et taxes, mais le fait qu'une toute petite partie est retournée en services et supports efficaces.
14:52 sur 28/10/2012
Et en passant, si l'humanité s'est un peu civilisée, c'est justement parce qu'elle s'est dotée de lois. Sans les lois, nous en serions toujours à nos cavernes. Les êtres humains ne sont pas particulièrement compétents à se responsabiliser et ils sont plutôt guidés par leur avidité. Il leur faut donc des lois qui les contraignent à se comporter comme des citoyens et quand on veut vivre en société, les lois sont indispensables ou bien c'est la loi de la jungle, celle du au plus fort la poche (en fait c'est ce que veulent les libertariens).
09:41 sur 28/10/2012
Wow! Très bonne analyse nos journalistes sensationnaliste devraient prendre exemple sur vous. Nos amis séparatistes ne vous aimeront pas! Eux qui aiment utiliser la peur pour mousser leur option. J'aimerais que nos amis séparatistes nous disent s'ils vont interdire l'usage d'une autre langue dans nos maison?
14:53 sur 28/10/2012
Le PQ a été au pouvoir à quelques reprises depuis 1976, existe-t-il une loi qui interdise l'usage d'une autre langue dans nos maisons ? Les anglais ont-ils été inquiétés et leurs droits ont-ils été violés ?
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19:15 sur 28/10/2012
sans être un séparatiste comme vous les nommez comment expliquez vous la campagne de peur de Jean Charest depuis 1995. L'option fédéraliste est plutôt celle qui utilise la peur
17:10 sur 29/10/2012
Bravo...t'in toié....
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
reappearhere
09:15 sur 28/10/2012
Le multilinguisme à domicile chez les allophones est une zone aléatoire temporaire. Tôt ou tard, un transfert linguistique se fera et l'une des langues parlées à la maison devra en devenir la principale. Les plus jeunes seront ceux avec la moindre connexion à la langue et cultures originaires des plus âgés. La clef de voûte, c'est de faire en sorte que ce transfert se fasse vers le français.

Aussi, je rejette l'idée (assez répugnante, à mon avis) que l'on doive apprendre « les deux langues officielles » afin de s'intégrer à la société québécoise. À ce que je sache, le Québec possède une seule langue officielle et ce n'est qu'à Montréal où on demande aux nouveaux arrivants, à tort et très injustement à mon avis, d'apprendre non seulement une langue mais DEUX avant d'être employables. D'où l'importance de la francisation des milieux de travail. Ce n'est pas juste de demander à un nouvel arrivant qui ne parle ni l'anglais ni le français d'en apprendre les deux pour qu'il puisse travailler, ne serait-ce que chez St-Hubert ou comme laveur de carreaux. C'est ridicule et c'est une démonstration du manque de colonne vertébrale chez trop de Québécois que cela soit toujours le cas en 2012.
10:02 sur 28/10/2012
On vie en Amérique du Nord avec 300 millions d'anglophones alors ça serait de pouvoir communiquer avec eux. Moi je suis pour l'ouverture sur les autre et contre vivre en vase clos comme les séparatistes nous le proposent
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reappearhere
11:02 sur 28/10/2012
Je suis un immigrant anglophone trilingue et je suis souverainiste, à titre d'information.

Nul ne met en doute que nous vivons en Amérique du Nord, mais combien de Québécois, même bilingues, se voient contraints à communiquer avec un seul des ces 300 millions d'anglophones à l'extérieur du Québec au jour le jour? Pas beaucoup, comparativement à ceux qui n'en ont pas besoin.

En vérité, ce « besoin » urgent pour tous les Québécois d'être bilingues n'est qu'une fiction. 40 % des Québécois le sont déjà, une proportion bien plus importante que celle d'avant la promulgation de la Charte de la langue française. Les démarches vers la primauté du français ont augmenté le taux de bilinguisme et de trilinguisme au Québec, pas le contraire.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
reappearhere
11:02 sur 28/10/2012
La prétention que les souverainistes veulent borner les Québécois et nous couper de l'international est tellement fausse et bidon que ça me fait presque mal de me voir forcé à la démythifier. Newsflash, Einstein : le Québec est déjà coupé de l'international car il n'y a absolument aucune voix, aucune présence, aucun mot à dire en quelque langue que ce soit, et ce dû au fait qu'il n'est qu'une province dans un pays dont tout le monde se fout. Même les Étasuniens, les alliés les plus près des Canadiens, remarquent à peine l'existence de ces derniers.

La souveraineté ne coupe pas le Québec de l'universel. Au contraire, elle l'y lance à 200 km/h ! Elle donne une voix aux Québécois là où actuellement ils n'en ont pas.

Alors si tu veux te contenter de cette espèce de sous-citoyenneté que tu possèdes actuellement, vas-y. Personnellement, je préfère viser plus haut et partager la réalité québécoise avec le monde.
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Blogueur du Huffington Post
Vincent Geloso
13:31 sur 28/10/2012
En fait, j'affirme qu'apprendre l'anglais pour les immigrants (après le français) est l'équivalent de de l'acquisition d'un nouveau diplôme éducationnel. Plus le nombre de langues est élévé, plus le rendement sera élevé pour l'individu (même si ils seront marginalement décroissants). Et comme on le voit dans les études de l'OQLF, la transmission des langues officielles est très forte au Québec même si les langues maternelles autres gardent un certain attrait.

http://www.oqlf.gouv.qc.ca/ressources/bibliotheque/ouvrages/amenagement_hs/ral01_Charte_Paille_VF_1.pdf

En plus, les indicateurs linguistiques du MELS indiquent que la majorité des enfants d'immigrants ont passé l'ensemble de leur vie scolaire à l'école en français avant le CÉGEP et que 68% de ceux qui ont été à l'école secondaire en français vont au cégep en français et que la proportion est croissante depuis les années 1990.

http://www.blogues.ulaval.ca/simon-langlois/la-langue-francaise-et-les-etudes-postsecondaires-au-quebec/
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Francois Rochon
Il n'y a pas de honte à préférer le bonheur
17:58 sur 28/10/2012
Bien sur que les imigrants envoient leurs enfants à l'école Française... y aurait-il une raison pour cela ??... cette raison ne s'appelerait-elle pas la Loi 101... et avant cette loi, qu'elle était donc la situation.. ??
01:36 sur 29/10/2012
Geloso: «En plus, les indicateurs linguistiques du MELS indiquent que la majorité des enfants d'immigrants ont passé l'ensemble de leur vie scolaire à l'école en français avant le CÉGEP et que 68% de ceux qui ont été à l'école secondaire en français vont au cégep en français et que la proportion est croissante depuis les années 1990.»

Si on suppose que la langue du cégep détermine la langue d'usage future (ce qui est présomptueux, mais c'est juste pour l'exemple), et que 100% des enfants d'immigrants sont allés au secondaire en français (ce qui est beaucoup surrévalué) il faudrait que 80% de ceux-ci aillent au cégep en français simplement pour avoir un effet neutre sur la proportion de francophones au Québec. Dans ce modèle, à 68% seulement qui font leur cégep en français, et même si cette proportion croît depuis 1990, c'est l'anglais qui avance d'années en années.
03:34 sur 28/10/2012
Effectivement, multilinguisme n'est pas une situation a somme z?! Si je parles 4 langues, se n'est pas 25% de chacune, mais bien 100% d'anilit?our chacune, donc 400%. une sacr?diff?nce!
On parle quotidiennement ( donc chaque jour) 3 langues a la maison, et en fait, je dirais que cela fait qu'on est m? plus conversant dans les trois!

Le futur du Qc en est un qui est multilingue avec dominance du francais.
Ce qui se degage surtout du recensement est comment le reste du cda (Roc) et le Quebec ?luent en s'?ignant de plus en plus!
23:16 sur 27/10/2012
Je crois que c'est vous, M. Geloso, qui brouillez les statistiques, et non le multilinguisme des immigrants.

Les statistiques sont toujours claires, pour un esprit clair, il faut simplement s'assurer de ne pas leur faire dire ce qu'elle ne disent pas.
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Blogueur du Huffington Post
Vincent Geloso
13:18 sur 28/10/2012
Oui et ca s'appelle de la logique, un cours lié de proche aux mathématiques. Une statistique comporte une définition qui vise à bien représenter une réalité. Si la définition est fausse, l'image de la réalité sera faussée. Le multilinguisme crée une juxtaposition des identités linguitiques que la catégorie "le français comme langue le plus souvent parlé" ne peut pas capturer dans les données, surtout pour les immigrants allophones et leurs enfants.
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19:26 sur 28/10/2012
attention Statistiques Canada a déclaré que les comparaisons avec les dernières statistiques sont boiteuses puisque la méthode a changé. Ne serait-ce que par le caractère volontaire de la statistique et du changement des questions posées
21:04 sur 28/10/2012
Oui, et je comprend cela. Par contre, je ne considère pas que ceux qui parlent d'un recul du français ont abusé dans leurs conclusions.

Si une même famille théorique parlait français à plus de 50% du temps en 2001, et à moins de 50% du temps en 2011, on pourrait dire sans se tromper que le français a "reculé" dans cette famille. Je trouve qu'affirmer cela est assez prudent et ne comporte aucune ambrouilles. Pourquoi ça serait différent si on parle du Québec ou de Montréal en entier?

Aussi, je n'ai vu personne prétendre ou insinuer qu'il était illégitime et problématique de parler sa langue d'origine à la maison, quelle qu'elle soit. Au contraire, c'est tout à fait légitime et aucune mesure du gouvernement actuel ne s'attaque à ce droit bien normal et légitime de parler comme on veut à la maison.
22:25 sur 27/10/2012
Ecrire sur le déclin du français avec presque une faute par ligne m'interpelle profondément...est-ce un effet pervers du multilinguisme? A méditer pour votre prochain article...
09:08 sur 28/10/2012
Ouff...D'ans mille Nouschka...
21:40 sur 27/10/2012
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2012/10/27/001-recensement-langue-bemol.shtml

Que disent vraiment les données, vous n'en avez pas la moindre idée !
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Blogueur du Huffington Post
Vincent Geloso
13:16 sur 28/10/2012
En statistiques, il y a un effet important causé (même dans des échantillons ou n se rapproche de la taille de la population) par l'emplacement des questions. Cependant, Statistiques Canada cette année a utilisé l'ensemble des données alors qu'auparvant, les résultats provenaient de 20% de la population totale (http://www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2011/as-sa/98-314-x/98-314-x2011001-fra.pdf - page 6 du pdf). Il y a probablement un effet, mais l'inclusion de toutes les données mitige les effets du changement. Quant à l'interprétation des données, il faut comprendre qu'il s'agit d'un scénario conservateur qui AVANTAGE ma position. Notez que : Il en résulte que les
Canadiens semblent avoir été moins portés que lors des recensements antérieurs à déclarer une langue
autre que le français ou l'anglais comme seule langue maternelle, et plus enclins à déclarer plus d'une
langue maternelle et plus d'une langue d'usage à la maison.

Ainsi les données reflétent MIEUX la diversité linguistique des ménages allophones que les recensements précédents et donc la présence du français chez les allophones et anglophones