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De la maternelle... au prix Nobel

Publication: 22/01/2013 19:02

La maternelle à 4 ans devrait faire son arrivée au Québec en septembre prochain et bien des parents inscrivent leurs bouts de choux ces jours-ci.Or, les locaux disponibles sont rares, plusieurs écoles débordent déjà, le financement n'est pas encore assuré, les enseignants n'ont pas encore eu de formation d'appoint, etc. De plus, la polémique sur la maternelle à temps plein dès 4 ans dure toujours, certains préconisant plutôt des demi-journées.

Marie Malavoy, ministre de l'Éducation, pourrait laisser le choix aux parents plutôt que d'imposer une décision à tous qui fera invariablement des mécontents. Laisser les parents choisir l'option qui convient le mieux à leurs enfants serait tout à fait approprié et contenterait tout le monde.

D'ailleurs, privilégier le choix des parents n'est pas uniquement applicable à la maternelle. L'école publique aussi pourrait aussi se moderniser et s'adapter aux réalités diverses des parents d'aujourd'hui. Permettre aux parents de choisir quelle école publiqueconvient le mieux à leurs enfants, plutôt que d'imposer la fréquentation de l'école de quartier, permettrait aussi de combattre le décrochage scolaire et de favoriser l'égalité des chances.

Cette idée ne vient pas de nous, mais bien de M. Al Roth, ce décrocheur scolaire ayant obtenu le prix Nobel d'économie 2012.

Ironiquement, Al Roth est un des économistes les plus impliqués dans la lutte au décrochage scolaire aux États-Unis. Américain et fils de deux professeurs d'école secondaire, il a décroché car son école publique de quartier dans le Queens, à laquelle il était obligé d'aller, n'était pas à même de le stimuler adéquatement.

Il y a quelques années, la ville de New York a permis aux parents qui envoyaient leurs enfants à l'école publique de choisir l'établissement qui leur convenait le mieux. Même si celui-ci n'était pas dans leur quartier. La subvention offerte pour l'éducation était donc dirigée à l'école publique désignée par les parents. Assigner une école à un enfant en fonction des préférences des parents et des places disponibles n'est pas chose simple.C'est justement Al Roth qui a crééun mécanisme qui facilite le choix des parents, etgrâce à qui93 % d'entre eux se prévalent de leur choix.

Maintenant, les écoles publiques à New York se font concurrence et aucun enfant n'est prisonnier de son école de quartier. Les écoles publiques doivent se démarquer et s'assurer de maintenir la loyauté et la satisfaction des parents.On remarque d'ailleurs que le taux de diplomation au secondaire à New York a augmenté depuis. Selon Roth,le respect des préférences des parents permet d'égaliser les chances de tous les enfants... vers le haut!

Les réformes que Roth a aidé à implanter se sont effectuées à l'intérieur d'un régime public et sont relativement mineurespar rapport à l'ampleur des problèmes. Mais, elles fonctionnent! La leçon à retenir est que même l'ajout d'unpetit soupçon de liberté de choix améliore la performance des écoles. La ministre de l'Éducation a une occasion en or d'appliquer cette leçon au Québec dès septembre prochain.

 
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La maternelle à 4 ans devrait faire son arrivée au Québec en septembre prochain et bien des parents inscrivent leurs bouts de choux ces jours-ci.Or, les locaux disponibles sont rares, plusieurs éc...
La maternelle à 4 ans devrait faire son arrivée au Québec en septembre prochain et bien des parents inscrivent leurs bouts de choux ces jours-ci.Or, les locaux disponibles sont rares, plusieurs éc...
 
 
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14:27 sur 23/01/2013
Nouvel essai pour commenter (ça gèle aujourd'hui ?).

M.Roth, décrocheur scolaire, a obtenu le Nobel.
Où est le problème ? Don't worry be happy...
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12:25 sur 23/01/2013
Si M.Roth, décrocheur scolaire, a obtenu le Nobel, la solution est par conséquent dans le décrochage!

Bien sûr, vous voulez dire que M.Roth est passé par là et s'y connaît mais c'est ambigu, si on y pense un peu.
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Blogueur du Huffington Post
Pierre Tremblay
10:29 sur 23/01/2013
Pour 2 postulants au doctorat, votre induction est tout à fait hilarante. Cela revient à dire "puisque Einstein fut un génie et avait les cheveux longs, les étudiants devraient tous avoir les cheveux longs".

Pondre une théorie, défendre une assertion basée sur un cas unique tient de la fraude intellectuelle.

Bonne journée
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Ankou
22:36 sur 23/01/2013
Ces deux individus nous ont habitués à un manque de rigueur intellectuelle dans leur billet. Quelle valeur aura leur éventuel doctorat avec une tel attitude ?
00:06 sur 24/01/2013
Les 2 derniers articles de Mr Chassin (''Le gouvernement s'entête: encore une taxe rétroactive'' et ''Éducation et savoir ne sont pas synonymes'') étaient en effet assez pauvres. Dans le premier notamment l'argumentation était carrément biaisée comme je l'ai fait remarquer à l'époque. Mais il s'agit d'un candidat au doctorat. Il a encore la chance de pouvoir progresser. Ceci dit, il semble se prendre très au sérieux, ce qui n'est pas de bon augure.
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Francois Rochon
Il n'y a pas de honte à préférer le bonheur
10:04 sur 23/01/2013
Bonne idée, Mr Chassin, notre fils n'ira plus à l'école secondaire du village voisin, il ira maintenant à celle d'un autre village situé à 125 km... ..
09:18 sur 23/01/2013
La liberté de choix !! Voilà une bonne idée. Ca ne peut qu'améliorer les choses. Que l'état donne l'argent des subventions aux parents ( au lieu de les donner aux immenses organisations publiques souvent inefficaces et surdimensionnées ) et que les parents fassent leur choix. Voilà une idée qui a du sens. Est-ce que le parti québecois va aller dans cette direction ? Probablement que non. Sa dépendance à la confrérie syndicale et à l'état devrait nous maintenir encore pendant quelque temps dans le statu quo.
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Pedro Individuo
08:25 sur 23/01/2013
simple question : pourquoi avoir l'école publique pour commencer? Elle n'a qu'un seul but : faire des citoyens en série, comme à l'époque de la Prusse du 19e siècle. On standardise les programmes, on égalise l'éducation et les tests... Heureusement, le peu de liberté qui reste permet de créer des programmes (langue, sports, musique) qui peuvent contrer le décrochage
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14:25 sur 23/01/2013
Je vais essayer de répondre une 2e fois (on dirait que les commentaires gèlent sur place:)

Il faut une certaine uniformité pour s'assurer qu'un finissant de primaire de Chandler qui veut entre au secondaire à Québec ait les mêmes connaissances que celles du finissant de Montréal.

Pour ce qui est du décrochage, le Saguenay (Sauna gay) a connu des succès en encadrant et en motivant les étudiants, ce qui n'est possible que lorsque les proffes ne sont pas obliger de prévenir une émeute dans une classe surchargée.
http://www.ledevoir.com/societe/education/240893/decrochage-scolaire-aux-origines-du-miracle-sagueneen
Les chercheurs soulignent que c'est un problème social et non seulement un problème d'école.
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14:29 sur 23/01/2013
«ne sont pas obligés»
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07:42 sur 23/01/2013
Ça marche peut-être à NY, bien qu'on ait pas les détails du «mécanisme», mais pas où la concentration de population est moindre, comme au fin fond de la Virgine où les parents n'envoient pas leurs enfants à l'école pour toucher les primes pour handicap intellectuel (et où Apple veut d'ailleurs s'implanter).
Il aurait fallu, messieurs, pour bien faire vos devoirs, détailler le plan en prenant comme exemple concret une ville de taille moyenne, Québec, par exemple.
La vie de quartier est une réalité et n'a pas que des désagréments. Sinon votre titre devrait se lire: «De la maternelle à Wall Street en limo blnidée». Les USA sont inégalitaires. Quel est le rôle des inégalités dans l'équation? Certains quartiers sont invivables. Cette variable a-t-elle été prise en compte?
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Francois Rochon
Il n'y a pas de honte à préférer le bonheur
10:06 sur 23/01/2013
Mr Chassin vivant dans un quartier bien élevé... il n'a pas à prendre en considération ces problèmes ...d'ailleurs, je suis surpris qu'il s'intéresse à l'existence même de l'école publique.
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Blogueur du Huffington Post
Youri Chassin
15:03 sur 25/01/2013
M. Rochon, je crois que vous ne connaissez pas mon quartier, que vous qualifiez curieusement de "bien élevé". D'une part, c'est l'un des plus pauvres à Montréal. D'autre part, ça n'a aucun impact sur l'argumentation présentée ici.
22:40 sur 22/01/2013
Il applique l'algorithme Gale-Shapley (deferred acceptance algorithm) aux écoles, comme il l'a fait au niveau médical. Les écoles de New York fonctionnaient à partir d'une liste de 5 écoles fournie par chaque étudiant, un système très complexe qui comportait de sérieuses distorsions. La méthode de Roth réduit les distorsions et s'avère plus satisfaisante, en diminuant considérablement le nombre d'étudiants qui se retrouvent dans une école qu'ils n'ont pas choisie.

Al Roth est né en 1951 et il a obtenu son bacc. à Columbia en 1971, sa maîtrise et son doctorat à Stanford respectivement en 1973 et 1974. Cela ne ressemble pas du tout au parcours typique d'un décrocheur.

La spécialité de Roth n'est pas le décrochage scolaire, c'est le "matching". Comme il le dit : “There are a lot of things that you get in life that you can’t just choose. You also have to be chosen. And that’s what we study. We study matching.”
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07:44 sur 23/01/2013
Impressionnant !
22:39 sur 22/01/2013
Roth a appliqué l'algorithme dans un contexte où les écoles étaient déjà en compétition, ce qui n'est pas le cas ici, sauf pour le privé. Je ne suis pas du tout certaine que cela serait applicable aussi facilement que vous le prétendez. Vous avez tendance à simplifier outre mesure et à comparer des pommes et des oranges.

Avant d'aller par là, on devrait commencer par parler de salubrité des écoles, de matériel scolaire, de personnel, des problèmes des écoles situées dans des quartiers défavorisés, des enfants mal nourris et peu encadrés, des troubles de comportement et de troubles d'apprentissage et j'en passe et des meilleures.

L'algorithme de Roth est plus complexe que de demander à une personne d'écrire sur une feuille de papier le nom de l'école qu'elle privilégie. Les simplismes des simplets sont toujours éprouvants et cachent mal votre habituelle intention de faire la promotion de la compétition sans vous intéresser aux disparités de moyens et du libre choix sans vous intéresser à ses conséquences.

Il y a loin de la coupe aux lèvres et le décrochage scolaire est un problème très grave qui ne sera pas réglé par un simplisme miraculeux. Il faudrait commencer par le commencement et ce n'est certes pas la compétition ou le libre choix.
09:20 sur 23/01/2013
...et pour cà, l'école a besoin de ressources qu'elle n'a pas présentement.
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12:16 sur 23/01/2013
L'expérience saguenéenne de lutte contre le décrochage montre que la motivation de l'étudiant est essentielle (surprise?). C'est impossible quand vous devez empêcher une classe de 30 de basculer dans l'émeute.
13:11 sur 23/01/2013
Et ce n'est pas en adoptant la méthode de Roth qu'elle va en avoir. Ce n'est donc pas par là qu'il faut commencer.

Quant à moi, j'aurais tendance à suggérer qu'il faudrait d'abord voir à récupérer tout ce qu'on se fait voler, à apprendre à administrer pour les citoyens et non pour le bénéfice des amis et des entreprises, à cesser de jeter de l'argent par les fenêtres comme on le fait avec l'informatisation ou les contrats qu'Hydro accorde aux producteurs privés par exemple.

Si nos politiciens pensaient à nous quand ils prennent des décisions, nous aurions tout l'argent nécessaire pour la santé et l'éducation.

http://www.lapresse.ca/le-soleil/affaires/actualite-economique/201301/21/01-4613581-hydro-plus-de-23-milliards-pour-acheter-de-lelectricite.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_quebec_canada_178_accueil_POS3
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Francois Rochon
Il n'y a pas de honte à préférer le bonheur
10:08 sur 23/01/2013
Bravo !
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Slash22
Quot homines, tot sententiae.
20:35 sur 22/01/2013
«L'éducation préscolaire comprend à la fois la maternelle à temps plein pour les enfants de 5 ans et la maternelle à mi-temps, appelée parfois «prématernelle», pour les enfants de 4 ans.««Les services aux enfants de 4 ans seront progressivement complétés, pour l'autre demi-journée, "par des services gratuits de garde en milieu scolaire".»» Par ailleurs, le programme de soutien aux compétences parentales «Animation Passe-Partout» s'adresse aux enfants de 4 ans et à leurs parents.
Quelle est la différence entre une journée pleine à la garderie et une journée à la pré-maternelle (4 ans) dont la moitié en cours et l`autre en service de garde éducatif, dans les milieux défavorisés? Car jusqu`ici, rien de ce que j`ai pu trouver et lire n`indique un caractère obligatoire, de un, et on parle principalement de la maternelle à 4 ans à plein temps dans les milieux défavorisés, de deux.