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Ebola: une préoccupation mondiale

17/10/2014 09:06 EDT | Actualisé 17/12/2014 05:12 EST

Les essais cliniques d'un vaccin expérimental canadien testé sur des humains volontaires contre le virus de la fièvre hémorragique Ebola sont en cours. En cas d'un éventuel succès, le vaccin pourrait être expédié dans les zones touchées de l'Afrique de l'Ouest d'ici quelques mois. Toutefois, cela ne permet pas de considérer que le Canada serait prêt à éradiquer l'épidémie.

« Nous espérons sincèrement que, lorsque ces essais seront terminés, le vaccin pourra être utilisé pour contribuer à sauver des vies et à mettre fin à cette épidémie dévastatrice. »

- Gregory Taylor, Agence de la santé publique du Canada.

La contamination de deux infirmières aux États-Unis - pays où le respect des protocoles est très strict - au contact d'un Libérien infecté et l'enregistrement de deux autres cas en Europe sont devenus des signes alarmants que l'épidémie ne peut pas se limiter à quelques pays de l'Afrique de l'Ouest.

Les chiffres de l'épidémie sont terrifiants. Sept pays africains sont dévastés par le fléau. Le Liberia, doté d'un système d'assainissement inadéquat et économiquement en faillite n'est pas en mesure de répondre aux protocoles minimaux pour le contrôle de la maladie. Dans cette région, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), déjà 9 000 personnes sont infectées et environ 4 500 autres personnes sont mortes.

Pire encore : les chiffres indiquent que la courbe du taux de létalité de mortalité des malades contaminés par le virus de la fièvre hémorragique peut atteindre 70 % dans les pays les plus touchés de l'Afrique de l'Ouest. On prévoit en décembre entre 5 000 à 10 000 nouveaux cas par semaine.

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La lutte contre Ebola peut être aussi préoccupante que la lutte contre l'État islamique en Irak et en Syrie et de la situation en Ukraine. Les présidents Barack Obama et François Hollande, les premiers ministres David Cameron et Matteo Renzi et la chancelière Angela Merkel ont tiré la sonnette d'alarme, lors d'une visioconférence, ce mercredi 15 octobre, au moment où les inquiétudes dans le monde ne cessent de s'accroître.

Le danger de l'épidémie menace l'humanité entière, aussi semblable à une menace nucléaire. Nous sommes en face d'une situation où des populations peuvent être décimées dans de nombreux pays, si aucune décision n'est prise.

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Ne soyons pas indulgents. Le pouvoir de contagion du virus est très impressionnant : un patient contaminé produit par jour environ dix litres de liquide, vecteur de la maladie. Et comme il est nécessaire pour le malade de rester hydraté et sous la garde permanente, cela créé un cercle de réseau de transmission complexe.

Je suis d'avis que le virus de cette épidémie doit être contenu de sa source principale qui part de l'Afrique de l'Ouest, avec des actions permanentes visant à le rompre de manière définitive de sa chaîne de contamination. Mais c'est là, une initiative que ces pays déjà très touchés et souvent dépendants de l'aide étrangère ne pourront pas entreprendre en vase clos. Il faut aussi la bonne conscience universelle.

Le monde, en somme, doit s'éveiller devant la gravité de l'épidémie pour éviter une pandémie. Il est positif que les pays restent connectés à travers les réseaux auxquels l'échange d'informations est d'optimiser les protocoles afin de se protéger de la maladie. Chaque pays, de l'intérieur comme de l'extérieur doit être présent dans cet effort de vaincre ce fléau qui persiste, comme le Canada est en train de le faire.

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