Tanya Enberg

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Voyager en avion avec un bébé: guide de survie pour la première fois

Publication: 19/10/2012 13:32

L'espace est oppressant. Et puis éclate le hurlement - un son qui semble interminable et si strident qu'il perce vos tympans, suivi d'un accès de pure panique à l'idée que vous ne pourrez pas y échapper.

Durant les prochaines heures, vous allez être coincé dans une gigantesque boîte de conserve, à des milliers de pieds au dessus du sol, sans que le petit enfant au visage empourpré et assis quelques rangs devant vous, ne vous laisse de répit. Ajoutez à cela le désagrément d'avoir des coudes saillants qui se plantent régulièrement dans vos cotes, l'odeur bizarre qui imprègne l'air ambiant, et ce qui devait être une escapade relaxante ne s'annonce certainement pas comme telle. Et bien oui, le hasard du placement des sièges vient de faire de vous la victime des vacances d'une autre famille.

La plupart de ceux qui voyagent souvent ont déjà vécu cet instant - maudissant autant que ressentant de l'empathie pour les parents épuisés faisant tout ce qui est en leur pouvoir pour calmer leur inconsolable petit rayon de soleil. Mais que vous soyez une famille avec enfants ou un passager infortuné pris dans la zone de hurlements d'un bébé, vous pouvez passez un vol - à peu près - agréable.

Moi et mon compagnon sommes récemment devenus "cette famille" lors d'un voyage de Toronto à Glasgow en Ecosse. Notre enfant, né trois mois et demi auparavant, a une voix particulièrement portante. Je suis persuadée que face à lui, la plupart des rockeurs s'enfuiraient comme des petites souris effarouchées.

Mais le don qu'ont ses cris pour donner mal à la tête n'a, lui, rien d'unique. La plupart des bébés viennent au monde équipés d'un attirail de cris résonnant comme des sirènes d'alarme, capables de faire paraître le problème le plus ordinaire - d'une couche mouillée au refus de faire la sieste - comme la plus terrible des catastrophes. Est-ce que tout cela fait des parents voyageant avec de jeunes bébé de mauvais citoyens des airs ? Ou pire, d'horribles parents ?

Non, mais le premier vol d'un enfant est certainement l'un des rituels les plus effrayants pour une famille de voyageurs. En attendant mon départ, j'ai passé de nombreuses nuits d'insomnie m'inquiétant du voyage à venir, me demandant comment mon compagnon et moi, tout jeunes parents, allions gérer une éventuelle crise de nerf en plein vol.

Bien sûr, nous n'avons pas eu la chance d'y échapper. Peu de temps après le décollage, notre fils est passé en mode panique et a commencé à hurler de toutes ses forces. Inutile d'ajouter que cela a changé notre façon d'envisager le vol de nuit.

Heureusement, avant le décollage, il avait fait beaucoup de sourires et de gloussements, et grâce à sa capacité à charmer nos voisins, plusieurs d'entre eux ont offert de le prendre dans les bras ou de faire des allers-retours dans les allées en le portant. Finalement, il a sombré dans un sommeil paisible. Nous avions survécu au pire moment, et avec ces quelques conseils, vous le pourrez aussi.

  1. Réclamez un couffin. La plupart des compagnies en fournissent si c'est demandé en amont. Vous pourrez ainsi reposer vos bras et votre enfant pourra se dégourdir et se reposer. Demandez un siège au premier rang d'une section cabine qui offre plus de place pour les jambes.
  2. Prévoyez une tétine si votre bébé l'utilise, et une dose supplémentaire de lait dans un biberon si vous n'allaitez pas. Le fait de téter durant le décollage et l'atterrissage aide les oreilles du bébé à compenser les changements d'altitudes.
  3. Essayez de maintenir la routine de votre bébé. Pour de longs voyages, envisagez de réserver un vol de nuit. Cela donne plus l'opportunité de dormir durant le voyage.
  4. Attendez-vous aux imprévus. Des retards en passant par les accidents de couches, mieux vaut prévoir une bonne dose de couches, lingettes, serviettes et une ou deux tenues de rechange en cas de fuites.
  5. Investissez dans un set de change transportable. Il vous permet de changer votre bébé n'importe où en un clin d'œil. Utilisez-le aussi pour couvrir les tables de change des avions et des restaurants, histoire de barrer la route aux microbes et de garder au chaud les fesses de bébé.
  6. C'est une bonne idée d'apporter des boules Quies pour vous et c'est gentil de votre part d'en proposer des paires supplémentaires à vos voisins. Les autres passagers seront plus enclins à vous pardonner s'ils constatent que vous reconnaissez la gêne occasionnée par de possibles incidents. Christina Diaz et Michael Rubinstein, un couple voyageant de San Francisco à Washington avec leurs jumeaux âgés de 14 semaines, ont été encore plus loin en offrant des petits sacs contenant des excuses et des bonbons, pouvant être complétés sur demande avec des boules Quies.
  7. Le dernier et le plus important conseil que je peux donner est celui-là : restez calme, accrochez-vous et rappelez-vous de rire.

A un moment donné, après avoir essayé en vain de calmer bébé par tous les moyens, j'ai éclaté de rire, et parce que rire est contagieux, mon compagnon aussi et d'autres encore autour de nous. Alors que ma maman était en train de mourir en 1997, elle insistait toujours sur le fait que rire était le meilleur traitement et elle avait raison.
Tout au long de notre aventure de plus de 6 heures vers Glasgow, nous nous sommes ainsi retrouvés à rire beaucoup.

Sur le chemin du retour, l'avion a voyagé lentement contre le vent. Après sept heures trente de route, nous étions enfin à la maison. Cette fois, notre petit bonhomme a à peine pleuré. A la place, tel un voyageur expérimenté, il a passé le plus clair de son temps à rire, sourire, manger et dormir.

Ceci dit, il a eu une incroyable "explosion" de couche en plein ciel. Tout ce que je peux dire, c'est qu'heureusement pour nous, nous avions emmené des lingettes supplémentaires et des body de rechange.

 

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