Le quotidien montréalais Le Devoir confirme ce matin ce dont on se doutait déjà : le gouvernement du Parti québécois autorisera le forage avec fracturation sur l'île d'Anticosti et ce, avant que ne soit réalisée une évaluation environnementale sur le sujet. Après avoir déclaré un moratoire sur l'exploitation du gaz de schiste, voilà que le PQ fonce à fond de train - les yeux fermés - vers l'exploitation du pétrole de schiste.
En toute logique, ceux qui veulent alourdir le fardeau fiscal des compagnies minières n'ont pas vraiment intérêt à revoir le régime des redevances au moment où ce secteur connaît un ralentissement important. Il serait pour le moins paradoxal d'augmenter les impôts de ces dernières au moment où les investissements prévus sont plus incertains que jamais!
Pauline Marois sait récompenser ses alliés les plus fidèles. André Boisclair, Yves-François Blanchet font partie de ceux - et ils étaient peu nombreux à une certaine époque- qui ont défendu leur cheffe, bec et ongles. Dans le cas du nouveau ministre de l'Environnement, il s'était valu une réputation de taupin (virtuel) quand le leadership de Mme Marois a été constesté par une frange très importante de son caucus.
Dans un système où la soi-disant opinion prend de plus en plus de place au détriment de l'information, les « spin doctors » - rien de plus que des lobbyistes de la nouvelle - se paient la traite. Le commerce de la sensation a pour effet qu'à quelques louables exceptions près, on alimente le public de détails truculents sur les manifestations, et qu'on n'a que peu à dire sur les enjeux économiques du débat
Le gouvernement libéral va financer à hauteur de près de 300 000 000$ la construction d'un tronçon de 243 kilomètres de route allant permettre à la minière Stornoway Diamond Corporation d'extraire à son profit plus de 5 milliards de dollars de diamants du sous-sol québécois. La somme, reconnue en général, qui devrait être investie dans le réseau des universités québécoises oscille entre 300 000 000$ et 500 000 000$ afin de rétablir ses bases financières de façon solide et durable.
Mathieu Bock-Côté pourrait être un fédéraliste de centre-gauche bien-pensant et jouir d'une solide visibilité. Il serait alors éditorialiste plutôt que chroniqueur. Mais voilà: il est un « indépendantiste indépendant », et résolument conservateur. Il n'hésite pas à provoquer le principal véhicule souverainiste et social-démocrate, le Parti québécois. Du bonbon. Plus vendeur que ça, tu causes des caries. Il est donc sur toutes les tribunes et jouit d'une complaisance troublante dont il serait fou de se passer.
Mercredi dernier, le Parti québécois annonçait que s'il forme le prochain gouvernement, la « taxe santé » serait abolie. En vertu de cette taxe implantée par le gouvernement du Parti libéral, chaque adulte doit contribuer au système de santé à hauteur de 200$, chaque foyer 400$, en plus des taxes et impôts déjà remis à l'État québécois.