Wajdi Mouawad

Thibault Baron

Wajdi Mouawad arpente les guerres d'hier pour éclairer celles d'aujourd'hui

Anima s'ouvre sur une scène d'une rare violence: la femme de Wahhch a été violée et assassinée selon un sinistre "rituel" par un Indien Mohawk. Cette scène, c'est un chat qui la raconte, puis il cède la parole à un oiseau. Ainsi, de chapitre en chapitre, ce sont des animaux de toutes races qui voient et qui content: chiens, loups, chauve-souris, rats, grues, insectes divers, les points de vue changent sans cesse mais sans que l'unité du récit n'en soit affaiblie.
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Noir(s) désir(s)

J'avoue n'avoir jamais entendu la musique de Bertrand Cantat avant de me taper les 6h20 de la trilogie sophocléenne, samedi dernier. Elle est sublime, cette musique. Il s'agit d'un immense talent, sans aucun doute. Il n'y a pas de doute non plus que le coup de génie de cette extravagance théâtrale tient à la transformation du traditionnel choeur grec en choeur rock. On aurait souhaité une inspiration équivalente pour le texte et la mise en scène.