Ce qu'il est convenu d'appeler d'une façon générale l'"antisémitisme" -improprement- ou la "judéophobie" pourrait être défini simplement, du point de vue des victimes, comme l'ensemble des violences subies par les Juifs dans l'Histoire. Mais l'existence de victimes juives implique celle de leurs agresseurs ou de leurs "bourreaux", dont les motivations et les actes peuvent être qualifiés, toujours aussi improprement, d'»antisémites" - car ce ne sont pas "les Sémites" qui sont visés par les "antisémites", mais bien "les Juifs".
On assiste aujourd'hui à une forte intensification de la recherche criminologique internationale sur le lien entre les conduites violentes et les mauvais traitements réservés aux animaux. Depuis certains faits divers ayant eu d'importants échos, comme celui du massacre de Columbine, des études plus systématiques sont menées pour lier la violence envers l'animal et celle envers l'humain. Le 20 avril 1999, Eric Harris et Dylan Klebold tuaient 12 élèves et un enseignant et blessaient 20 personnes avant de se donner la mort. Tous deux s'étaient vantés dans leur passé d'avoir mutilé des animaux.
Les filles qui grandissent au Canada se font dire qu'elles peuvent être tout ce dont elles rêvent dans la vie. Or, la réalité est toute autre. Un rapport pancanadien publié récemment sur les principales difficultés auxquelles les filles font face au Canada démontre que nombre de filles subissent encore de la violence et possèdent une faible estime de soi...
«Bon 15 mars». Cette phrase publiée sur Facebook par une amie militante m'est d'abord apparue déplacée. Est-ce vraiment un jour de fête pour ceux qui participent à cette manifestation annuelle contre la brutalité policière qui en est maintenant à sa 17e édition? Comme on se souhaite bon 24 juin pour célébrer la joie, l'histoire, la fierté d'être «Québécois», on célèbrerait cette journée d'affrontements, de débordements, de violence?
Si l'Indonésie n'arrive pas à mettre un terme aux discriminations, ainsi qu'aux actes de violence commis envers les minorités religieuses, il se pourrait qu'elle devienne la prochaine Yougoslavie. Du moins, certains l'affirment. Malgré l'apparence de radicalisme derrière un tel propos (que je suis loin d'endosser), l'unité indonésienne semble devenir un mythe politique tant au niveau ethnique que religieux.
Le trauma post-Newtown est passé. Les pouvoirs publics américains ont ainsi mis en place une gestion de crise morale classique en proposant 23 mesures clefs. La communauté semble se réjouir tout particulièrement à l'annonce d'une enveloppe de 10 millions de dollars pour une série d'études scientifiques afin d'étudier les liens entre violence et jeux vidéo.
Depuis quelques années, ma fréquentation dans les cinémas a considérablement diminué. C'est en me questionnant sur le sujet que j'ai réalisé qu'il y avait plusieurs raisons. Pour commencer, il y a l'instantanéité du web, qui, dans le confort de ma demeure, me donne accès à plusieurs œuvres cinématographiques qui me convainquent de rester chez moi. Il y a aussi cette nouvelle tendance apparue il y a quelques années, qui me laisse dans l'inquiétude quant à l'avenir du cinéma, et j'ai nommé le 3D. En lien avec ce dernier, il y a le facteur économique: s'en sortir avec une facture de plus en plus salée.
Si la question du contrôle des armes mérite d'être posée, c'est avant tout la nécessité de mieux comprendre le rapport entre nos sociétés "hypermodernes" et les armes qui est la clef du problème. D'après Die Zeit, en Allemagne, chaque propriétaire possèderait, en moyenne, quatre armes. Aux Etats-Unis, il n'est pas rare que les propriétaires d'armes en disposent de plus de cinq.
L'opération israélienne à Gaza était prévisible, en fait inéluctable. Il n'est pas nécessaire d'être un chaud partisan de Binyamin Netanyahou pour lui donner raison lorsqu'il fait remarquer qu'aucun pays n'accepterait de laisser vivre une partie de sa population sous la terreur quotidienne des bombardements. Voici dix réflexions, à chaud, sur la situation actuelle et le déroulement des opérations à Gaza.
GAZA - L'opération israélienne à Gaza était prévisible, en fait inéluctable. Il n'est pas nécessaire d'être un chaud partisan de Binyamin Netanyahou pour lui donner raison lorsqu'il fait remarquer qu'aucun pays n'accepterait de laisser vivre une partie de sa population sous la terreur quotidienne des bombardements. Voici dix réflexions, à chaud, sur la situation actuelle et le déroulement des opérations à Gaza.
Je n'oublierai jamais mon excitation quand le garçon populaire que j'aimais bien m'a invitée à venir regarder un film chez lui. Je me suis pomponnée durant des heures (après tout, j'étais une adolescente qui se débattait avec sa propre sexualité). Quand je suis arrivée, il n'a pas mis le film que nous avions décidé de regarder mais un film porno. Je n'en n'avais jamais vu avant. Il a déboutonné son pantalon, m'a poussée et m'a tirée vers lui. J'ai pleuré sur tout le chemin du retour. Nous ne parlons pas avec assez d'honnêteté de ce que signifie vraiment être une adolescente, de ce à quoi cela ressemble.
Un entraîneur d'une équipe de hockey midget a frappé un joueur de l'équipe adverse dans les dernières secondes d'un match, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, alors qu'une mêlée générale avait lieu. Quel crétin. Mais pourquoi est-ce permis de se battre au hockey? Je ne parle pas de jeu robuste, je parle de se BATTRE! Depuis quand frapper un autre joueur est légal au Canada, alors que le jeu est arrêté?
On a beau dire que Stéfanie Trudeau n'est pas un cas isolé, si la désormais célèbre policière du SPVM scandalise autant, et déclenche autant de menaces de mort, c'est en partie parce qu'elle est une femme. C'est immensément plus "laid" pour une femme de déraper comme elle l'a fait que pour n'importe quel de ses collègues masculins.
Lorsque je travaillais auprès de femmes victimes de violence conjugale, il m'arrivait souvent d'entendre, côté cour ou jardin: «C'est une histoire passionnelle». J'avais alors le sentiment que cet énoncé banalisait la situation, que le «passionnel» expliquait tout, lavait l'horreur, cautionnait l'impuissance. J'éprouvais la désagréable impression qu'on voulait me faire avaler l'idée qu'un homme passionné n'est pas maître des ses passions et qu'il faut, en cas de contrariétés, de jalousies morbides, d'excès de passions, comprendre qu'il perde les pédales...
Plutôt que de se contenter d'exprimer une opinion, il est aujourd'hui essentiel de discréditer celle qu'on ne partage pas, et si possible avec fracas. On passe alors du désaccord à une forme empirique du dénigrement dont le seul but est d'obtenir un écho et quelques secondes d'attention dans le tintamare incessant des convictions débridées. Et de ne pas hésiter à faire d'un simple point de vue, une haine en devenir, une haine en partage.
Je quitte. Montréal, la ville folle, la métropole qui a sorti le Québec d'une illusion de petit village d'irréductibles gaullois légèrement ouverts sur le monde mais soi disant protégé de ses pires vices.Or, nous nous sommes trompés sur nous-même. L'image d'un petit peuple chaleureux a trahi celle d'un peuple divisé selon les pires clichés du pouvoir libéral pendant la crise étudiante: une élite éloquente et habile se donnant une image progressiste de la nation québécoise, et une majorité (j'oserai dire silencieuse) se retrouvant dans la démagogie des commentateurs réactionnaires à grand tirage.