Lorsque j'étais petit, j'étais le style d'enfant très nerveux. Je ne me souviens pas d'avoir eu peur des monstres sous mon lit ou des abominations qui se cachaient dans le placard. Non, gamin, ce qui me terrorisait, c'est la peur que mes parents meurent, qu'en me couchant, je me réveille dans une autre réalité. J'avais peur de la mort, la mienne, mais celle des autres aussi. Dans mes moments de malaise trop intense, j'allais dans mon lit et là, sous la couverte, je me reconstruisais le monde.
Monsieur Marquez, J'ai aimé votre texte « Le choc des valeurs » publié dans le Huffington Post Québec le 30 avril dernier. Je cherchais depuis longtemps un individu qui soit capable d'articuler une opinion cohérente en faveur de la hausse afin de lui soumettre mes objections et mes arguments, histoire de les mettre à l'épreuve.
Encore une fois, une "journaliste" qui s'attaque à la communauté musulmane, aux Québécoises musulmanes en particulier, sur un registre autre que le halal, le voile. En s'érigeant en maitresse en exégèse, Isabelle Maréchal nous livre une "lecture moderne" du Coran où aucun verset, aucune sourate du Coran ne parle clairement de cette fameuse obligation de cacher ses cheveux ni son cou.
Alerte rouge! Les "valeurs québécoises" sont à nouveau en danger. Courez le dire à vos voisins. On croyait en avoir fini avec toutes ces musulmaneries, mais, après voir vaillamment mis un stop à la lapidation des femmes adultères à Hérouxville, nous voici à nouveau menacés. Dieu sait où saigner ces pauvres petites poules pourrait nous mener... Aux chiottes, tout au moins, puisque les animaux abattus selon le rituel halal (musulman) ou casher (juif) comporteraient un risque accru de contamination, selon le porte-parole péquiste en matière d'agriculture, André Simard. Vétérinaire de son métier, M. Simard pousse l'enveloppe plus loin en disant que ce type d'abattage est cruel et "ne correspond pas aux valeurs du Québec."