Alors que l'hiver fait finalement mine - mais oh, si tranquillement - de s'installer, le billet signé il y a quelques jour par Pascal Henrard, collègue blogueur, sur le Huffington Post Québec, intitulé « Abri Tempo : le temps de la laideur », -et qui résume bien ce que beaucoup d'autres disent sur ces fameux Tempo - a éveillé chez moi bien des réflexions.
Pourquoi s'entasse-t-on encore dans les villes et les banlieues? Comment se fait-il qu'il n'y ait toujours pas de trains rapides avec des pains au chocolat et du café pour sortir de la ville le samedi matin? Le temps s'est-il arrêté? Lorsqu' Internet a commencé à se répandre, j'étais excitée à l'idée de pouvoir travailler de n'importe où. Fini les embouteillages, les troupeaux dans le métro, le smog, les appartements trop chers et les ascenseurs du centre-ville.
Le béton, c'est mort, c'est lisse, c'est dur, c'est plate. Le béton, c'est froid en hiver et c'est chaud en été. Trop chaud. Le béton c'est bruyant, voire même assourdissant. C'est abominablement carré et désespérément gris. Le béton, c'est la matière première des politiciens en mal d'imagination qui n'hésitent pas à investir des millions dans cette substance sans âme au risque de la voir s'effriter après quelques années et s'écraser au bout de quelques décennies sur la tête d'honnêtes citoyens.