À Toronto j'ai finalement pleuré devant un ami, passé une soirée au bureau à regarder la soirée électorale américaine et fait des avances maladroites à une fille qui a passé le reste de la soirée à me pointer du doigt. J'ai fait une promesse, marché saoul dans la rue, payé trois loyers, juré dans les bus bondés... bref, j'ai commencé à vivre.
«Aller simple pour Toronto.» D'abord, comme si la chose était possible. Comme si transformer une vie, totalement, pouvait relever de la simplicité. Cette phrase fait partie des premières qui composent ma nouvelle vie. Comme on se rappelle de certains films par leurs dialogues, je construis ma nouvelle existence torontoise, échange verbal par échange verbal. «Aller simple pour Toronto», c'est le début d'un chapitre qui se construit au fur et à mesure. «Je vis ici maintenant».