À une époque où plusieurs sont d'avis que la politique est sale, que les politiciens sont tous pourris, bref, alors que le cynisme progresse au détriment de la santé notre vie démocratique, il est bon de se rappeler que l'engagement citoyen - quel qu'il soit - est essentiel à notre vie collective. Rien, absolument rien, ne peut remplacer cet engagement.
Je me suis présenté vendredi matin au Palais des congrès de Montréal, avec, au cou, ma carte de délégué néodémocrate. Misère! J'en suis ressorti avec un alexandrin de Molière en tête: mais que diable allait-il faire dans cette galère? Une réalité brutale venait de me frapper en plein visage: le NPD n'est pas un parti de militants, mais une machine électorale. Une bureaucratie qui se soucie comme d'une guigne du fonctionnement démocratique et des débats de fond. En bref, j'ai senti un parti comme les autres,
La prochaine campagne électorale fédérale opposera Justin Trudeau, Thomas Mulcair et Stephen Harper...ou son successeur. Les commentateurs tiennent généralement pour acquis que le premier ministre actuel sera sur les rangs en octobre 2015. Or, on ne sait rien de ses intentions et lui-même n'a jamais donné d'indication sur sa volonté de poursuivre sa carrière politique, ou non.
Les Québécois d'aujourd'hui ne connaissent pas assez leur propre histoire, ce qui, à mon avis, ne les aide pas à savoir où ils veulent aller. Pour survivre, pour vivre, pour prospérer, pour progresser, un peuple - surtout un peuple peu important en termes de nombre - a besoin de connaître ses origines, ses racines, ses sources. C'est vrai pour les Québécois. Et c'est vrai pour les Juifs.
Il est temps pour le NPD de se réveiller. Le point faible de toutes les interventions du Parti néodémocrate est reprochable, à mon humble avis, à l'équipe de conseillers de Thomas Mulcair. Il est temps pour eux de se réveiller et de dire à leur chef de devenir le porte-parole du dossier de l'assurance-emploi comme de tous les dossiers du NPD. Au Québec comme ailleurs.