Alors que les Québécois sont déjà ensevelis sous une quantité hallucinante de taxes et impôts, voilà qu'un comité recommande d'en ajouter davantage. Dévoilé mercredi, le rapport d'Amours propose d'instaurer un nouveau programme social, en imposant une nouvelle taxe sur la masse salariale de 3,3 %, pour garantir un revenu supplémentaire aux retraités de 75 ans et plus.
À la lecture de l'article de Kathleen Lévesque paru dans La Presse du 28 février, intitulé «Les Québécois ne sont pas les plus taxés», les contribuables ont voulu croire, ne serait-ce que l'espace d'un instant, qu'ils n'étaient pas les plus taxés en Amérique du Nord. Hélas! Cet espoir fut de courte durée, car il est bien vite apparu que les auteurs de l'IRIS ont pris de vrais chiffres pour arriver à de fausses conclusions.
Aussi incroyable que ça puisse paraître, le ministre nie que cette taxe soit rétroactive. Son point de vue, c'est que la taxe est payée par les clients des établissements détenant un permis d'alcool, pas par les commerçants. Puisque l'alcool n'a pas encore été vendu aux clients, on ne taxe pas des transactions passées. Sauf que cette explication ne tient pas la route.
De riches cadres d'entreprises quittent la France au moment où le nouveau gouvernement socialiste s'apprête justement à les taxer davantage. Comme tous les êtres humains, ceux qui ont des revenus élevés n'aiment pas travailler pour rien, ou pour très peu. Québec solidaire devrait prendre bonne note, eux qui promettent de taxer à 100% les salaires trop élevés au goût de Françoise David afin de financer leurs promesses électorales.
Voilà une fois de plus que les «mini-penseurs» de la STM en «maxi manteaux» de prétention, adeptes de la moulinette en tête, s'apprêteraient à nous rabâcher les oreilles avec de grandes, savantes et créatives arabesques administratives pour mettre la table à l'introduction éventuelle de péages aux portes d'accès à Montréal.