Depuis quelques jours, les démarches juridiques se multiplient en rapport à la grève estudiantine. Des étudiants voulant retourner en classe se tournent vers les tribunaux pour que ceux-ci ordonnent la reprise des cours à coup d'injonctions. Certains obtiennent gain de cause et d'autres non. En entrevue au Devoir, le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, a réagi en dénonçant la «judiciarisation» du conflit, c'est-à-dire l'utilisation des tribunaux et du droit pour régler un litige entre le gouvernement et les étudiants. «C'est un conflit qui est politique, et la justice ne saurait servir quand tu as perdu sur le terrain politique.»
Nous sommes prêts. Quel beau slogan, n'est-ce pas? Il fut un temps où celui-ci suggérait des images d'avenir, de stabilité et de prospérité. Si les libéraux prenaient cette formule une seconde fois, ils ne pourraient pas le faire passer aussi doucement. Par contre, si les étudiants militant pour la cause de l'éducation l'empruntaient, l'espoir renaîtrait. C'est au tour de la jeunesse à prendre le micro.