Pendant que j'écris ce texte, et que par conséquent j'effectue des recherches rigoureuses pour le documenter avec le plus grand soin, je m'aperçois que Sophie Durocher vient d'écrire sur le sujet. Et alors que je m'apprête à dévorer Madame Martineau -- c'est une image -- je me rends compte que je n'ai pas versé ma dîme de quatre-vingt-dix-neuf sous au site du Journal de Montréal, et que par conséquent son texte ne m'est pas accessible. Sueurs. Courir le risque de ne pas la lire et échapper la substantifique moelle de l'affaire Anik Jean, ou défrayer? On est en janvier, la dinde n'est même pas finie de payer, et puis j'ai acheté le Devoir ce matin. Ça ferait beaucoup de frais pour rien. Le Devoir. Voilà un journal sérieux.
On va régler ça de suite : pas fort. Une ancienne Ministre des affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire du Québec peut difficilement plaider ne pas connaître les dispositions incluses dans la Loi sur les élections et les référendums concernant le maximum d'emprunts autorisés. En plus, Vision Montréal et Mme Harel avait plaidé non-coupable au début, pour se raviser par la suite.
Jacques Duchesneau a largué une bombe à fragmentation en soutenant que 70% des élections au Québec se font avec de l'argent sale. Selon lui, sévit un financement occulte de financement des partis politiques qui s'est développé en dehors des contrôles installés depuis des décennies.