Un livre choc est paru aux USA: Beauty pays, why attractive people are more sucessfully (la beauté paie, pourquoi les personnes séduisantes ont plus de succès) écrit par un enseignant à la très sérieuse université du Texas, Daniel Hammermesch. Ce livre révèle, statistiques à l'appui, que les beautiful people gagnent mieux leur vie.
J'entends depuis plusieurs jours dire qu'en taxant davantage les salaires de plus de 130 000$, on dévalorise le travail et l'effort, on freine le dépassement personnel. Je ne peux tout simplement pas admettre cette hypothèse. Autour de moi, il y a un paquet de monde qui travaille du matin au soir, ou même du soir au matin, d'arrache-pied, dans des conditions parfois très difficiles. Un paquet de monde qui essaie de gagner sa vie. Un paquet de monde qui essaie de faire mieux que la veille. Un paquet de monde qui fait du mieux qu'il peut en fait. Et ce paquet de monde-là n'a jamais même imaginé pouvoir gagner plus que 100 000$ par année.
Je vous le disais il y a quelques jours, les nouvelles sont bonnes pour le 1% québécois, du moins dans le secteur bancaire, où les salaires augmentent en réjouissante spirale. Réjouissante pour le 1%. Je restais dans l'anecdote. Dans son blogue du journal Les Affaires, Yvan Allaire fait un calcul plus général et pose une question.