Hier, Richard Martineau et Sophie Durocher ont pondu deux billets (si l'on peut qualifier de «billets» des opinions désarticulées lancées à la volée et tenant respectivement en neuf et sept phrases) qui passeront à l'histoire comme autant de chefs-d'œuvre de vacuité intellectuelle et d'argumentation déficiente. Réagissant au tollé soulevé par le soutien de Rona Ambrose à la motion sur le statut juridique des fœtus, nos deux chroniqueurs y sont allés d'une charge à fond de train contre ceux qu'ils accusent de vouloir instaurer une pensée unique, défendant le droit de madame Ambrose de voter en son âme et conscience
Chère Madame Ambrose, Vous êtes députée du parti Conservateur. Déjà là, nous avons sujet à discorde. Les idéaux de votre parti ne m'interpellent pas et même, me font souvent rager. Mais bon, des divergences politiques, ce n'est pas nouveau. Vous êtes aussi, et surtout, la Ministre de la Condition féminine. Quand j'entends "condition féminine", je me dis que le rôle est de défendre le statut de la femme. Je me dis que votre rôle, c'est d'assurer aux femmes canadiennes leur libre choix, le contrôle de leurs décisions.