Une fois, une seule, aurez-vous la chance d'effacer un remords ou un regret? André Marois fait don de ce pouvoir unique dans La Fonction et nous entraîne dans une aventure périlleuse et fantastique. On recule le temps et on recommence. Le roman se déroule en bonne partie dans un Montréal contemporain. On y reconnait la ville et ses quartiers, pourtant ce n'est pas notre réalité...
Les enfants lumière, de Serge Lamothe, n'est certes pas un roman dont l'histoire serait des plus conventionnelles.Loin de là! On éprouve le sentiment, en le lisant, de se retrouver devant un objet littéraire non identifié. Truculence et verve donnent le ton à ce qui se présente d'abord sous les allures d'un rapport d'institut! Cet apparent compte rendu, rédigé d'une plume sceptique, ouvre le bal à un univers apocalyptique et surréel. À tel point, d'ailleurs, que cela en rend la description problématique. Comment, en effet, offrir une idée juste d'une telle entreprise?
Josée Gingras est enseignante en français. Elle souffre d'insomnie chronique depuis un bon moment déjà. Son imagination débordante et ses pensées ne cessent de la hanter, le jour comme la nuit. Elle compare sa situation à une vis sans fin. Elle dit : « J'ai dans la tête une vis sans fin qui ne me laisse tranquille qu'une fois mes idées, mes peurs, mes souvenirs hachés menus, désubstantialisés par les engrenages qu'elle met en marche.
Il est devenu impossible de vivre dans un pays qui n'offre plus de perspectives d'une vie décente. Et si l'on part, cela ne signifie pas que l'on est des traîtres mais car il n'y a pas d'autres issues. Les personnages du roman quittent leur pays pour la liberté et la recherche d'une vie meilleure, d'une promotion sociale et culturelle.
Vous êtes retraité de la police, célibataire et sans enfant. Vous menez une vie tranquille. Vous savez déjà de quoi seront faits les jours à venir. Toutefois, un matin, un appel vient changer le cours de votre vie : vous apprenez l'existence d'un adolescent de 14 ans qui est le vôtre. C'est la réalité de Martin Desmarais qui décide de partir, malgré les doutes, à Esperanza Island en Colombie-Britannique, pour aller le chercher et prendre ses responsabilités.
Nous sommes à Denver, Colorado, en 2035. Les États-Unis d'Amérique ont subi le même sort que les grands empires du passé. Non seulement ont-ils perdu toute influence sur le reste du monde, mais une partie de leur territoire a été conquis par la reconquista du Nuevo Mexique. Une guerre civile meurtrière fait rage en Californie. Le Texas a déclaré son indépendance et est devenu une République. Les autres États croupissent sous l'influence du Japon, le grand gagnant de l'effondrement américain et asiatique.
L'auteure remarque un jour, alors que sa fille marche devant elle sur la plage, que le pied de sa petite pointe vers l'extérieur. Après une série de tests et d'examens, elle découvre qu'il lui reste peu de temps à vivre puisqu'elle est atteinte d'une maladie génétique orpheline. Anne-Dauphine, l'auteure, fait alors le serment suivant à sa fille chérie : « Tu vas avoir une belle vie. Pas une vie comme les autres petites filles, mais une vie dont tu pourras être fière. Et où tu ne manqueras jamais d'amour. » Elle tiendra sa promesse.
Patrick Senécal met en mots la petite communauté de Saint-Trailouin et son improbable cégep Malphas, du nom d'un obscur démon. Complètement lâché lousse, il explore cet univers avec un bonheur jouissif, imaginant souvent le pire, décrivant l'odieux enrubanné d'un humour grinçant, ironique, sarcastique, voire sadique.
La chick-lit n'a pas fait partie de mes choix littéraires pendant longtemps. Pas que c'était inintéressant. Pas que j'entretenais un préjugé ou un autre en ce qui a trait à ce type de littérature. Pas que cela me semblait superficiel ou insipide. Non. Pas du tout. C'est seulement que je n'avais jamais été initiée à cela auparavant. Tout cela, c'était avant. Juste avant que je mette la main sur La vie épicée de Charlotte Lavigne (Libre Expression).
Le roman précédent de l'auteur, La Maison où je suis mort autrefois, ne m'avait pas seulement emballé, il m'avait littéralement jeté par terre. J'attendais donc avec fébrilité la traduction et la parution du polar suivant de cet auteur hors-norme qu'est Keigo Higashino. L'attente crée parfois de fausses perceptions, alors j'ai laissé murir le texte avant de vous le livrer.
Griffintown est ainsi une manière de western urbain beaucoup plus proche d'un drame que d'un polar. Il y a mort d'homme, enquête et résolution mais tout cela se fait à la manière Far Ouest. L'enquête et la punition viennent de l'interne, les lois du milieu. Le corps reste longtemps caché dans une glacière et personne ne vient le réclamer tant ce monde est abandonné, a quasi cessé d'être, n'intéresse plus personne.
Mais s'il y a beaucoup d'auteures qui s'adonnent au polar, force est d'admettre qu'elles se cantonnent majoritairement au roman d'enquête et au suspense. C'est ici que nous revenons à la chronique régulière, car notre sujet du jour, vous l'aurez déduit est une femme, une auteure française qui ne fait pas dans la dentelle! Elle s'empare du roman noir et le secoue avec une stylistique, une prose, un souffle qui surprend le plus aguerri des lecteurs.