Il m'est arrivé de prendre la défense de Jean Lapierre, l'ex-libéral-bloquiste-commentateur-libéral, maintenant commentateur. Mais j'ai rarement été plus estomaqué que lorsque je l'ai entendu, un soir de 2004, lors de sa réentrée en politique fédérale, en entrevue télé. Paul Arcand, qui l'interviewait, a demandé à la nouvelle vedette libérale fédérale quel avait été son vote lors du référendum de 1995.
La récente polémique entourant la publication d'une biographie officielle (et commandée!) du premier ministre libéral Robert Bourassa par le romancier (j'insiste!) Georges-Hébert Germain et la réédition d'un essai biographique à saveur pamphlétaire du même homme politique par le politologue et journaliste Jean-François Lisée, au-delà des écueils éditoriaux insignifiants, pose une série de questions fondamentales justement quant au rôle, au savoir et à la place de l'historien dans notre société.