Rouges contre verts, Québec contre Montréal, Souveraineté contre Fédération, vieux contre jeunes, Radio X contre toute intelligence, Trudeau contre Brazeau (et contre toute intelligence aussi), un avion de chasse contre Radio-Canada, Lulu contre le PQ, la gauche contre la droite, une matraque contre ta mâchoire, Quebecor contre Bell et Astral, Anglos contre Francos... on raconte même que Brault et Martineau feraient chambre à part.
Je reviens d'un séjour à New York, qui m'a permis de réfléchir sur ce climat de confiance et de sécurité qui règne au Québec. Une sécurité toute naturelle qui n'a pas besoin d'armes pour exister. Une sécurité qui s'installe quand tout le monde a à boire et à manger, quand tout le monde a un toit sur la tête. Quand personne n'a à voler pour survivre. Quand personne n'est assez désespéré pour tenter l'irréparable. Quand l'envie n'est pas nourrie par la faim et le ressentiment. Quand on partage. Parce que le filet social existe. Et parce que les riches sont un peu moins riches pour que les pauvres soient un peu moins pauvres.
Je vous le disais il y a quelques jours, les nouvelles sont bonnes pour le 1% québécois, du moins dans le secteur bancaire, où les salaires augmentent en réjouissante spirale. Réjouissante pour le 1%. Je restais dans l'anecdote. Dans son blogue du journal Les Affaires, Yvan Allaire fait un calcul plus général et pose une question.