La régulation du développement des ressources par une approche intégrant les impacts cumulatifs pourrait contrebalancer le paradigme actuel de gestion. Cette approche serait axée sur les besoins en gestion du territoire, de l'eau, de l'air, de la faune et des communautés qui en dépendent en premier lieu, plutôt que sur l'extraction des ressources. En termes pratiques, cela signifie que, plutôt que de se concentrer sur ce que nous devrions prendre de la nature afin de créer de la richesse et de l'emploi, nous devrions d'abord examiner ce qui doit y être conservé.
La découverte de gaz naturel dans l'Utica pourrait entraîner des répercussions beaucoup plus importantes sur l'économie et les impôts qu'on ne le croyait de prime abord. Même selon les prévisions les plus pessimistes, le bilan est percutant: 37 milliards de dollars au PIB, 14 000 emplois de pointe et plus de 10 milliards de dollars en nouvelles recettes fiscales. Le plus incroyable, c'est que l'exploitation locale du gaz naturel de l'Utica serait plus écologique que les sources que le Québec utilise à l'heure actuelle.
En toute logique, ceux qui veulent alourdir le fardeau fiscal des compagnies minières n'ont pas vraiment intérêt à revoir le régime des redevances au moment où ce secteur connaît un ralentissement important. Il serait pour le moins paradoxal d'augmenter les impôts de ces dernières au moment où les investissements prévus sont plus incertains que jamais!
Avec ce blogue, on parle pour parler, on s'entend? Et puis, ne m'accusez pas de paranoïa, nous le sommes tous un peu avec ce gouvernement de bouffons de Harper et c'est même un signe de santé mentale! Bon, allons-y : je m'attends avec le prochain budget fédéral à quelque chose comme une disposition qui permettrait d'accuser les écologistes de crime de lèse-majesté. Que voulez-vous, Harper est aux abois, car ses ministres Oliver et Kent sont sur le bord du suicide.
Le forum sur les redevances minières que tient aujourd'hui le gouvernement est l'occasion de faire la lumière sur un secteur structurant pour l'économie du Québec. Certaines données sont inquiétantes et nous amènent à réfléchir sur les risques liés à l'incertitude dans laquelle notre industrie est plongée depuis quelques mois, dans l'attente du nouveau régime minier. Pour y mettre fin, l'AMQ croit que le régime fiscal québécois doit être adapté en fonction des gisements et de leur réalité.
Il est impératif pour le Québec de lancer une réflexion nationale sur son positionnement économique et sur les stratégies à mettre en place pour assurer une véritable prospérité à long terme. Une prospérité fondée sur une économie diversifiée, résiliente, efficiente et productive dont l'exploitation durable des ressources naturelles sera une composante forte, au même titre que des secteurs de pointe de la nouvelle économie.
Il y a des gens qui qualifient l'entente à l'origine du transfert des permis d'exploration d'Hydro-Québec à deux compagnies pétrolières et gazières juniors comme étant le « vol du siècle ». Les termes de l'entente sont privés. Un président a dit qu'il avait beaucoup négocié pour obtenir une bonne entente et qu'il était satisfait du résultat. Cela a outragé les opposants.