Le président Barack Obama doit prononcer la semaine prochaine son discours annuel sur l'État de l'Union. Dans l'édition 2013 de cette liste d'épicerie législative offerte au Congrès et diffusée au public américain, il risque très fortement d'insister, entre autres choses, sur une réforme du système d'immigration. Le président démocrate tentera ainsi de réussir où son prédécesseur républicain George W. Bush avait échoué...
Il y a un an, en novembre 2011, j'écrivais à propos du « phénomène Herman Cain ».Cain, qui n'avait jamais occupé de fonction d'élu à quelque palier de gouvernement que ce soit, trônait alors en tête des intentions de vote dans la course à l'investiture républicaine, et ce à la consternation de l'élite médiatique et politique.
En politique, un mois équivaut à une année, et une année à toute une vie. Si certains donnent déjà Romney gagnant, il faut jeter un oeil aux chiffres d'Obama qui ne se sont pas -encore- effondrés. Romney a simplement amélioré les siens, après sa prestation doucement fuyante, apparemment raisonnable, et presque digne d'un gentleman, à Denver.
Il est temps d'arrêter de trouver des excuses à Barack Obama. Avec tant d'enjeux dans cette élection, sa prestation lors du débat mercredi soir était indéfendable. Depuis son élection, on a invoqué des raisons, publiquement ou en privé, pour expliquer pourquoi Obama semblait incapable de relever les plus grands défis de la nation.
La lutte contre la drogue a eu des effets dévastateurs aux États-Unis. Et pourtant, alors que démocrates comme républicains se sont réunis pour leurs conventions respectives, aucun des partis n'a adopté une position forte quant au besoin critique d'une réforme de la politique des drogues. C'est surprenant. Maintenant que les mœurs et les opinions ont changé radicalement, nous avons en fait atteint un seuil critique pour la réforme des drogues aux États-Unis. Un sondage Gallup indiquait l'an dernier que 50% des Américains étaient en faveur de la légalisation de la marijuana.
Les républicains qui pourraient vaincre Obama ne sont pas nécessairement ceux qu'on pense. Si Mitt Romney l'emporte par le même genre de marge que George W. Bush en 2000, il devra probablement sa victoire aux législateurs d'États républicains qui s'affairent depuis quelques mois à mettre des bâtons dans les roues de groupes d'électeurs traditionnellement démocrates.
Alors que plusieurs n'ont à peu près d'yeux, lorsqu'il est question de politique américaine, que pour le duel opposant Barack Obama à Mitt Romney, une onde de choc vient de se faire sentir à environ 1 500 km de la capitale de Washington, DC cinq mois avant le scrutin présidentiel. Le Wisconsin, État du Midwest réputé davantage pour ses produits laitiers que pour ses conflits politiques, vient en effet d'asséner un coup au mouvement syndical sans parallèle au cours des dernières années.
Depuis quelques jours, les républicains et les démocrates s'échangent des publicités qui visent à définir dans l'esprit des électeurs américains l'image de Mitt Romney que ceux-ci garderont en tête jusqu'en novembre. C'est important, car c'est maintenant que les électeurs indépendants et peu politisés commencent tout juste à s'ouvrir à la campagne présidentielle.
Je fais une petite pause des commentaires d'actualité « sérieux » cette semaine pour aborder le sujet non moins sérieux de l'humour politique. Que peuvent nous apprendre les humoristes sur la politique américaine? En fait, ils peuvent nous en apprendre pas mal. Sans blague. Après tout, comme le disait Groucho Marx : «Tous les hommes naissent semblables... sauf les républicains et les démocrates».
S'il y a un mal affligeant les commentateurs politiques, c'est celui de répéter des généralités passant pour des vérités absolues alors qu'elles relèvent davantage du mythe que de la réalité. L'une d'entre elles, dans le contexte électoral américain, est qu'un président sortant est difficile, voire pratiquement impossible, à battre.
Les républicains qui pourraient défaire Barack Obama ne sont pas nécessairement ceux qu'on pense. Si le président perd en novembre, les principaux responsables ne seront vraisemblablement pas le groupe de candidats peu inspirants qui se font la lutte depuis des mois pour l'investiture de leur parti.
ÉLECTIONS AMÉRICAINES - En politique, un mois équivaut à une année, et une année à toute une vie. Si certains donnent déjà Romney gagnant, il faut jeter un oeil aux chiffres d'Obama qui ne se sont pas -encore- effondrés. Romney a simplement amélioré les siens, après sa prestation doucement fuyante, apparemment raisonnable, et presque digne d'un gentleman, à Denver.