Qu'est-ce qui est vraiment le plus provocant: les propos de ces hommes qui, en groupe, ont violé cette jeune femme dans un bus en Inde prétextant qu'elle n'était pas assez vêtue ou l'image des seins des Femen qu'elles adressent aux religieux névrosés qui veulent couvrir le désir que génère sur eux le corps d'une belle femme? Les Femen se servent de l'image de leurs seins pour leur rappeler leur bestialité! Il n'y a aucune ambiguïté dans leur message!
C'est pas commode les accommodements. Cette fois, à l'occasion de Aïd elkebir, la fête musulmane du sacrifice du mouton, c'est la façon d'abattre la viande qui passe à la moulinette. À en croire les voix qui hurlent dans les tribunes comme le muezzin sur son minaret, nous serions tous en train de devenir musulmans sans être au Coran, oups, au courant. Mon Dieu! Si je puis dire!
Dans un monde marqué par la crise économique, par les gigantesques convulsions politiques nées de la lutte entre l'espoir démocratique et les régimes autoritaires ainsi que par la redéfinition de la hiérarchie des puissances, la tentation du populisme, de la recherche névrotique des racines et de l'instauration d'une prétendue pureté sont des maux que seule la fermeté de l'expression politique du camp démocratique et laïque permettra de combattre. Sans haine mais avec détermination.
Ce ne sont pas des "islamistes" qui se sont déchaînés hier, mais des gauchistes pro-islamistes. Il y avait bien quelques "enfants" naturels (j'entend politiques) de Tariq Ramadan, décidément très amers. Mais surtout des gauchistes persuadés que toute critique de l'islamisme est forcément raciste puisque dans leur monde binaire, digne du choc des civilisations, il y a le monde de l'Islam contre celui de l'Occident blanc.