Les discussions qui opposent les exégètes du Coran sur le sens précis à donner à tel ou tel verset à tonalité pacifique ou guerrière et sur le fait qu'il ait été ou non abrogé par des versets d'inspiration contraire sont suffisamment vives pour que l'on puisse exclure que l'islam appelle avec constance à la violence.
Qu'est-ce qui est vraiment le plus provocant: les propos de ces hommes qui, en groupe, ont violé cette jeune femme dans un bus en Inde prétextant qu'elle n'était pas assez vêtue ou l'image des seins des Femen qu'elles adressent aux religieux névrosés qui veulent couvrir le désir que génère sur eux le corps d'une belle femme? Les Femen se servent de l'image de leurs seins pour leur rappeler leur bestialité! Il n'y a aucune ambiguïté dans leur message!
Le silence des musulmans dits modérés a de quoi laisser pantois. Il vient un temps où il faut cesser de s'accouder à la fenêtre, pour enfin prouver au monde notre «extraordinaire vision». En effet, aucun vœu pieux ne fera l'affaire : ce qu'exigent maintenant tous les États éclairés de la communauté internationale, ce sont des preuves, des données tangibles, empiriques, irréfutables, exprimant hors de tout doute que l'Islam est bel et bien une religion de paix.
Sans être historien, même amateur, ne faut-il pas se nourrir à la mamelle de l'Histoire. Se souvenir! Prendre du recul! Il faut célébrer les sages de la Nation pour en extirper sa grande Histoire, ses grandes œuvres et les grandes valeurs nobles qui ont animé les faits et gestes de nos ancêtres. Sinon, que nous reste-t-il si nous ne cherchons qu'à dénigrer d'une façon mesquine et partisane tous les hauts faits de nos membres les plus illustres qui nourrissent notre fierté?
Il n'y a pas de meilleur moment que cette Semaine sainte pour s'interroger sur la nécessité de croire, d'autant plus que la laïcité est devenue un débat de société en étant un sujet récurrent dans les médias. C'est devenu tendance de se dire laïques et même agnostiques, tandis que d'oser dire que nous sommes croyants fait de nous des marginaux.