Depuis le 28 mai, la Turquie est le théâtre de protestations populaires d'une ampleur inédite depuis l'arrivée au pouvoir des islamistes de l'AKP, il y a dix ans. À mi-chemin, entre les "Indignés" occidentaux et les révoltés arabes de 2011, ce mouvement est symbolique de l'exaspération croissante de la population face à la tentation autoritaire du premier ministre, Recep Tayyip Erdoğan.