Qu'est-ce qui est vraiment le plus provocant: les propos de ces hommes qui, en groupe, ont violé cette jeune femme dans un bus en Inde prétextant qu'elle n'était pas assez vêtue ou l'image des seins des Femen qu'elles adressent aux religieux névrosés qui veulent couvrir le désir que génère sur eux le corps d'une belle femme? Les Femen se servent de l'image de leurs seins pour leur rappeler leur bestialité! Il n'y a aucune ambiguïté dans leur message!
Les Québécois d'aujourd'hui ne connaissent pas assez leur propre histoire, ce qui, à mon avis, ne les aide pas à savoir où ils veulent aller. Pour survivre, pour vivre, pour prospérer, pour progresser, un peuple - surtout un peuple peu important en termes de nombre - a besoin de connaître ses origines, ses racines, ses sources. C'est vrai pour les Québécois. Et c'est vrai pour les Juifs.
Je commencerai, malheureusement, par ce que le texte qui suit ne dit pas. Je n'affirme pas que les Juifs sont les seules victimes de racisme. Que les Juifs sont les seules cibles de discrimination. Qu'il n'y a que les Juifs qui connaissent les préjudices et les préjugés. Ce que j'affirme, cependant, est que les Juifs sont trop souvent les victimes de l'antisémitisme, encore aujourd'hui. Et ce, même dans les pays les plus développés.
Quelques uns s'interrogent sur sa place qu'occupe Malcolm Subban sur l'équipe et sur la glace. Malheureusement, certains accueillent sa présence comme un cheveu sur la soupe, ou, tel le titre autobiographique d'un défunt géniteur, comme « une mouche dans un bol de lait ».
Une photo circule depuis quelques jours et fait beaucoup jaser. On y voit une inscription sur le dos d'un partisan de Mitt Romney qui déclare sans détour : « Put the white back in the White House ». De deux choses l'une : ou ce partisan a un souci très particulier pour la qualité de la peinture qui recouvre la demeure du chef de l'exécutif, ou il est ce que vous croyez qu'il est... et il n'est malheureusement pas le seul.
Le Canada est un pays qui se félicite pour son inclusion de plusieurs races et ethnies, qui aime s'appuyer fièrement sur le pilier du multiculturalisme, et qui aime fêter ses communautés culturelles d'un océan à l'autre. Les bavures de cette semaine ont fait ressortir les profondes racines de préjugés qui datent des tous débuts de la Confédération, soit l'Acte de l'Exclusion Chinoise, «l'Acte Natale» qui excluait les immigrants japonais, et les regrettables lois qui bloquaient l'immigration selon la race, notamment les Juifs.
Peut-être serait-ce plus facile si je m'appelais Marc Croteau. Peut-être pourrais-je alors dire que je suis pour une charte de la laïcité sans risque. Faudrait-il alors qu'on me renvoie dans ma région, dans ma ville? Si je m'appelais Marc Croteau et que je disais que je crois que les valeurs québécoises incluent la séparation de l'Église et de l'État, l'égalité entre les hommes et les femmes et le français comme langue commune, qu'est-ce qu'on pourrait bien me répondre? Que je ne connais pas le Québec?
Jean Tremblay, qui s'est drapé des prétendues « valeurs canadiennes-françaises» pour imposer une prière catholique avant les séances du conseil de sa ville et la lancer dans une croisade judiciaire à l'encontre du Tribunal des droits de la personne avait déjà cette fâcheuse tendance mégalomaniaque à assimiler les convictions de l'ensemble des Québécois à ses propres lubies mystiques.
Je suis un de ceux que vous accusez de racisme. Étant fièrement souverainiste depuis plus de dix ans, je n'ai jamais eu honte d'afficher mes convictions, même lorsqu'entouré de Canadiens-anglais. J'imagine que, dans votre esprit, je suis un fasciste (ou communiste, faudrait savoir), tricoté serré, fermé sur le monde, suprémaciste blanc ne parlant que français et refusant d'apprendre d'autres langues. Du moins, c'est probablement ainsi que vous m'imaginez.