Le budget Marois doit sonner la fin de la récréation. Les citoyens de la grande région de Montréal ne doivent plus être pris dans l'étau qui se resserre constamment entre d'une part un réseau routier désuet qui ne suffit plus à la croissance de la demande, et d'autre part des prix de l'essence qui ont doublé en huit ans et qui font augmenter en flèche les coûts du transport pour les travailleurs du grand Montréal. Québec ne peut plus tolérer cette fuite en avant et doit agir.
Dès les premières étapes de ce chantier crucial pour notre région, le ministre des Transports Denis Lebel a opté pour le secret le plus total. Seul dans son bureau, il a décidé de bâtir l'ouvrage en partenariat public-privé, d'y instaurer un péage et de consacrer une place minuscule au transport en commun. Aucune consultation publique, pas d'appel à la réflexion collective, fermeture totale face à l'opinion des citoyens: l'impression que les conservateurs ont décidé d'agir en vase clos n'a rien de farfelue.
Pourquoi s'entasse-t-on encore dans les villes et les banlieues? Comment se fait-il qu'il n'y ait toujours pas de trains rapides avec des pains au chocolat et du café pour sortir de la ville le samedi matin? Le temps s'est-il arrêté? Lorsqu' Internet a commencé à se répandre, j'étais excitée à l'idée de pouvoir travailler de n'importe où. Fini les embouteillages, les troupeaux dans le métro, le smog, les appartements trop chers et les ascenseurs du centre-ville.