Monsieur Bock-Côté, récemment dans votre blogue, vous posiez la question suivante : « Pourquoi y a-t-il des partis souverainistes «de gauche»? C'est une question toute simple à élucider: Il existe des partis souverainistes de gauche parce qu'indubitablement, le projet collectif doit s'accompagner d'une rupture avec la dépendance politique. De plus, l'insatiable quête de justice et d'égalité de la gauche rend la subordination d'un peuple naturellement insupportable.
En lisant les comptes rendus du dernier congrès de Québec solidaire, on est tenté de se dire qu'un peu plus, et Québec solidaire (QS) annonçait de sa propre initiative une fusion avec Option nationale (ON). Afin de bien réaliser la grosseur du piège à ours devant lequel le congrès de QS place objectivement Option nationale, récapitulons un peu. L'été dernier, Amir Khadir affirmait en toute légèreté que le programme d'ON était à "90%" semblable à celui de QS", et qu'une fusion était donc envisageable.
Le discours prononcé le 27 novembre par le ministre Joe Oliver devant ce qu'on peut supposer être un public réceptif était truffé de fausses vérités. Il a dit la chose suivante au Business Council of British Columbia : « La mise en valeur des ressources ne peut être autorisée sans que l'assurance ait été donnée qu'elle se fera de manière durable et responsable. Tous les projets mis de l'avant par l'entreprise sont assujettis à des examens indépendants et objectifs confiés à des experts. » Vous connaissez l'expression « le diable est dans les détails »? Dans le cas du gouvernement conservateur, il est plutôt dans les définitions.
La première ministre Pauline Marois a créé une surprise en annonçant que le ministère des Transports du Québec serait converti en agence. Cette intention, qui n'a pas été évoquée durant la campagne électorale, s'est retrouvée dans son discours du 19 septembre alors qu'elle présentait son conseil des ministres.