Ce qu'a vécu Jean-Louis Roux en novembre 1996 est une injustice. Une véritable iniquité s'est produite dans un laps de temps d'à peine 48h. Ayant fixé la date de son exécution, la crème de la classe politique et médiatique québécoise s'est vautrée le temps de quelques jours dans une boue brunâtre dont elle s'est servie pour salir Roux à coups de grosses mottes, faisant mine de s'indigner de la croix gammée qu'il avait jadis dessinée pour retourner ensuite, satisfaite, à ses affaires.
Justin Trudeau n'est pas étranger à la controverse. La plupart du temps, il s'est retrouvé dans l'eau chaude à la suite de commentaires irréfléchis et spontanés. On aurait pu croire que le député de Papineau avait appris à tourner sa langue sept fois avant de parler. Mais rassurez-vous, il n'en est rien. Sa récente déclaration au sujet du Registre des armes à feu avait tout pour susciter l'incrédulité.
Monsieur Bock-Côté, récemment dans votre blogue, vous posiez la question suivante : « Pourquoi y a-t-il des partis souverainistes «de gauche»? C'est une question toute simple à élucider: Il existe des partis souverainistes de gauche parce qu'indubitablement, le projet collectif doit s'accompagner d'une rupture avec la dépendance politique. De plus, l'insatiable quête de justice et d'égalité de la gauche rend la subordination d'un peuple naturellement insupportable.