De retour au Québec, où j'espère trouver un poste universitaire, je me dis: tant mieux, ça bouge ces temps-ci. Printemps érable. Sommet de l'éducation. Je dois être à la bonne place. Je me suis vite détrompé! À voir le peu de disponibilités et les salaires offerts, j'en arrive à l'impasse : au Québec, même si je réussi à dénicher un de ces rares postes, il me sera quasiment impossible de rembourser ma dette. Pendant ce temps, à l'étranger, non seulement les postes sont plus nombreux, mais ils sont rémunérés à un niveau proportionnel à l'investissement que représente mon diplôme. Sitôt arrivé à la maison, me voilà déjà décidé à repartir.
La nouvelle est tombée cette fin de semaine: cinq des dix provinces du Canada ont maintenant à leur tête une femme. Cette nouvelle devrait pourtant nous amener à porter le débat sur une base plus large, et en particulier sur la question de la diversité dans le monde des affaires. Les Canadiens devraient notamment se poser la question de la bonne gouvernance de leurs entreprises.
On a souvent observé que Jean Charest exerçait un contrôle absolu sur son caucus et sur le PLQ. Un parti vivant, ce n'est pas pas une chorale et il n'est pas nécessaire de pratiquer l'unanimisme. Les libéraux se sont toujours faits un point d'honneur de se distinguer du Parti québécois qui est régulièrement sur le point d'éclater, en présentant une image d'unité. Résultat, jusqu'à présent, cette course au leadership libéral n'a pas soulevé les passions.
Pour le Parti Québécois, la question de l'indépendance fait partie de son ADN et elle reviendra à son agenda tant et aussi longtemps que le Québec sera une province. Il n'est donc pas étonnant que les militants, qui sacrifient beaucoup de temps pour cette cause, souhaitent en retour voir leur parti se diriger vers la souveraineté (Note à Gérard Deltell; ce n'est pas être radical que de souhaiter que les choses bougent!). Mais parfois en politique certaines décisions trahissent votre incapacité d'agir.