Le Sommet sur l'enseignement supérieur au Québec est un beau moment pour rassembler les forces vives du milieu de l'éducation avec le gouvernement un an après la grève étudiante qui a secoué la province. L'idée est louable. Mais il faudra aller bien au-delà de la liste d'épicerie présentée lundi matin par les intervenants, sinon aucun consensus ne pourra être établi d'ici la fin du Sommet mardi midi.
C'est ce lundi que s'est ouvert (enfin) le Sommet sur l'enseignement supérieur. Ce sera l'occasion de voir étalées une multitude d'options provenant d'un tout aussi grand nombre d'intervenants à propos de l'épineux dossier du financement des universités québécoises. Question de garder le cap dans ce volumineux flot de propositions, nous avons réuni quelques statistiques de base qui n'ont fait l'objet d'aucune interprétation de notre part, et qui proviennent de sources reconnues
Dans la nuit de dimanche à lundi, des vandales ont fracassé des vitres des bureaux de mes collègues Pierre Duchesne, Léo Bureau-Blouin et du mien. Le geste est à la fois lâche et dérisoire. Lâche, car les auteurs n'ont pas eu le cran d'assumer leur acte, leur position, leur conviction, si tant est qu'ils en aient. Dérisoire, car s'il s'agit de soutenir le mouvement étudiant, cela lui nuit, évidemment.
Il est clair que quelque chose ne tourne pas rond. Le Canada a déjà été un chef de file mondial en matière de promotion de la tolérance et de la diversité, mais aujourd'hui, nous constatons la politisation de l'aide par le gouvernement conservateur. Nous devrions tous être préoccupés par cet état des choses.
Il a beaucoup été question ces dernières semaines de droits de scolarité et de gestion universitaire, mais personne ne s'est posé LA question: quelles sont, dans la société d'aujourd'hui et seront demain, les fonctions d'une université moderne? Elle doit certes entretenir des contacts fertilisants avec tous les milieux, spécialement les milieux économiques et sociaux, mais elle doit continuer à consacrer la part essentielle de son effort à l'enseignement et à la recherche désintéressée.
Depuis quelques jours le gouvernement s'applique à diminuer les attentes des uns et des autres et on le comprend. Le tour de force consisterait à vider des questions aussi importantes que la qualité de l'éducation au niveau collégial et universitaire, son financement à long terme, la cohérence dans la gestion des établissements ...en 12 heures de discussions réelles avec 60 participants au tour de la table.