Le ministre de l'Enseignement supérieur Pierre Duchesne en a fait un de ses chevaux de bataille, la Journée nationale des Patriotes ayant de nouveau fait ressurgir la question de l'enseignement de l'histoire au Québec et je m'en réjouis grandement. Il est de notre devoir d'appuyer toutes mesures qui feront en sorte que l'on cesse de former des incultes, des ignorants quant aux fondements historiques de leur nation au Québec.
Samedi 18 mai, se tenait à Montréal la manifestation «Un statut pour tous et toutes», qui comprenait quatre contingents qui convergeaient tous au centre-ville. Tout comme les autres rassemblements qui se sont déroulés les dernières semaines, celui de samedi s'est fait dans une ambiance festive. Pourtant, les autres manifestations ont été réprimées par vos services et ont donné lieu à des arrestations de masse. J'aimerais donc que vous expliquiez à la population sur quels critères vous vous basez pour appliquer le règlement P-6.
Les données issues de la recherche en santé montrent qu'il faut améliorer le sort des personnes qui reçoivent de l'aide sociale. Le lien étroit qui existe entre la pauvreté et une mauvaise santé est irréfutable. Il a été mis en évidence régulièrement à diverses périodes de l'histoire, dans différentes parties du monde et parmi différents groupes de personnes.
Des études en médecine, c'est une aventure folle qu'on commence très jeune. C'est une sur-stimulation continuelle, une quantité inimaginable de matière à ingérer dans des laps de temps limités. C'est incroyablement excitant, mais par moment épuisant. On pourrait facilement penser que ça laisse peu de place à autre chose. Faux.
On a les héros qu'on mérite et les Québécois, qui ont une piètre estime d'eux-mêmes, éprouvent sans doute du mal à accorder de la grandeur et de la vertu à de leurs semblables. Le cas est particulièrement évident avec nos hommes et nos femmes politiques qui se sont portés à la défense de nos droits à travers l'histoire. Alors que la France célèbre Clémenceau et de Gaulle, et les États-Unis, Washington et Roosevelt, le Québec a plutôt pour héros des bagarreurs pugnaces, de Louis Cyr à Maurice Richard, des hommes « de peu de mots ».
Il existerait un déséquilibre systémique et récurrent: alors que la population anglophone du Québec compte pour moins de 9 % de la population totale, les universités anglophones du Québec recevraient quelque 25 %, et plus, des fonds du gouvernement québécois et quelque 35 % de l'aide du gouvernement fédéral. Ceci revient à dire que les universités québécoises francophones ne reçoivent pas leur juste part.