La CAQ martèle qu'elle est prête à faire trébucher un gouvernement péquiste minoritaire dès le printemps prochain. C'est une position assez inhabituelle et risquée, les électeurs détestant normalement qu'on les fasse voter à si courte échéance. On peut y voir une tactique pour rabattre le vote, des électeurs se disant qu'un gouvernement caquiste ou péquiste minoritaire, obligée de s'entendre avec le PLQ, aurait du bon sens.
François Legault refuserait de collaborer avec un gouvernement péquiste ou libéral minoritaire, quitte à provoquer de nouvelles élections à brève échéance. Habituellement, les chefs de parti sont plus prudents que le leader de la Coalition Avenir Québec et se contentent de dire répéter qu'ils font campagne pour gagner, point final. Fini donc le «on verra», la CAQ s'assume.
Aujourd'hui, François Legault est «devenu» fédéraliste, allant jusqu'à dire qu'il voterait non à un référendum sur l'indépendance et affirme que la situation économique du Québec est alarmante au point où la souveraineté serait une catastrophe (bien qu'il affirmait le contraire lors de la dernière élection générale). Rares sont les occasions où je suis parfaitement d'accord avec Jean Charest, mais force est de constater que celui-ci a entièrement raison de qualifier Legault de girouette.