J'écris ce texte dans la foulée de l'insupportable drame de la jeune Rehtaeh Parsons, qui s'est suicidée récemment. Pendant un an et demi, elle a subi de l'intimidation, s'est faite traiter de salope et de pute sur internet, a revécu en boucle via le web, le viol collectif ( quatre garçons) dont elle avait été victime. Pendant un an et demi, elle a échoué à obtenir l'aide et le support de la collectivité et des autorités, aide dont elle avait un besoin vital.
Je crois que cette pièce devrait être vue dans toutes les écoles secondaires. Là où le risque est grand de publier sur la toile une photo, un commentaire, une insulte qui risque d'avoir d'irrémédiables conséquences. Comme une tragédie grecque, Pervers nous laisse entrevoir l'effroyable machination du rien, issue de l'ignorance et de l'innocence, qui conduit au bord du précipice et du néant.
Chaque fois que je vais dans ma cuisine, c'est immanquable, Minable, ou Balthazar, selon votre niveau d'affection, se frotte à mes pieds en miaulant. Au début, il le faisait lorsqu'il avait faim, mais maintenant, un simple désir de me faire chier semble l'animer, ses miaulements autrefois empreints de désir de communiquer ses besoins alimentaires sont peu à peu devenu quelque chose d'usuel qui au fond ne veut plus rien dire. Hey Olivier, tu n'es pas Foglia, on s'en fout de ton chat.