Et une journée mondiale de plus, une! Mais d'où vient-elle, cette journée sans Facebook? Il s'agit historiquement d'une agrégation aussi improbable qu'hétéroclite: des religieux prônant une abstinence technologique hebdomadaire, des psys et des gourous de la méditation opposant «vraie vie» et relations virtuelles, des citoyens inquiets des pratiques contestables des réseaux sociaux en matière de vie privée. Certes on ne peut qu'être d'accord avec l'idée d'un moment privilégié pour prendre conscience de la place que prennent les réseaux sociaux dans notre vie. Mais la charge accusatrice n'est-elle pas excessive?
On nous a conditionnés pour accepter les atteintes à la vie privée comme le prix à payer pour utiliser Internet. Ces atteintes impliquent généralement que notre moteur de recherche nous envoie des pubs plus «ciblées» dont on croit qu'elles ne sont pas vraiment dangereuses. Après tout, ce ne sont «que» des pubs et elles sont «anonymes».