Une panique généralisée s'est produite sur le marché obligataire du trésor italien. Ce qui a augmenté la probabilité de la fin de l'Euro. En effet, il existe bien une chance que cela se produise, mais on ne peut pas pour l'instant prévoir quand cela risque de se produire. Mais il faut être aveugle pour ne pas voir le risque d'une crise finale de la monnaie unique.
Je n'aime pas l'expression « Quand on se compare on se console », parce que je suis fondamentalement convaincue que la consolation est un bien piètre objectif, et qu'une société qui se respecte doit viser l'excellence et non chercher à éviter la relative médiocrité. Ceci étant, un regard -- même furtif -- sur d'autres régions du globe permet de mieux saisir la mesure de ce à quoi peuvent ressembler des démocraties menacées.
Beaucoup de citoyens et politiciens européens considèrent que l'Euro, par les déséquilibres croissants qu'elle a suscités au sein de la zone euro, est l'un des puissants facteurs de la crise actuelle. Certains militent même pour sa suppression. Cette approche paraît pourtant facile et simpliste. Ce n'est pas en supprimant les causes d'un tsunami qu'on répare les dégâts qu'il a causés
On entend peu parler de la Grèce au Québec. Il est vrai que Star Académie a repris du service, que le Canadien joue avec nos nerfs et que le printemps hâtif annonce plutôt le retour du barbecue que l'avènement d'une nouvelle révolution tranquille. On aurait pourtant, il me semble, encore beaucoup de choses à apprendre de ce berceau de notre civilisation. Ne fusse que pour ne pas nous retrouver nous aussi à la merci des créanciers d'un emprunt qui ne nous a jamais profité.