Le chat vient de sortir du sac! Après avoir dit regarder d'un « œil positif » la reconstruction de Gentilly-2, mais de vouloir attendre les chiffres, voilà que François Legault fait une véritable profession de foi envers le nucléaire ce matin dans le Nouvelliste de Trois-Rivières. Il aurait même affirmé que de ne pas procéder avec la réfection de Gentilly-2 serait «irresponsable». Comment se fait-il que Monsieur Legault, qui dit vouloir rendre Hydro-Québec plus rentable en coupant 4000 postes, souhaite maintenant lancer la société d'État dans une aventure financière risquée qui coûtera au bas mot plus de trois milliards de dollars qui pèsera lourdement sur sa rentabilité?
Les sondages laissent entrevoir une courte victoire du PQ et de Pauline Marois mardi. On comprend la chef péquiste de chercher à rallier tous les votes souverainistes car, privé d'une majorité, le PQ au pouvoir sera édenté. Que ce soit sur la charte de la laïcité, la citoyenneté québécoise, le renforcement de la loi 101, l'annulation de la hausse des frais de scolarité, la hausse des redevances minières, l'élimination de la taxe-santé....un gouvernement péquiste a besoin d'un endossement populaire et, dans certains cas, de l'appui de l'opposition.
Afin d'augmenter le bonheur collectif, il faut comprendre comment ce bonheur se crée, se développe et s'entretient chez les citoyens. Bien entendu, nos gouvernements ne sont pas là pour règlementer les affaires de cœur des uns, ni les chicanes de familles des autres. Ceci dit, ils ont une influence directe sur des aspects importants qui participent au bien-être : à titre d'exemple, la qualité d'éducation à laquelle nous avons accès, l'égalité des chances dans l'obtention de notre emploi et la qualité de l'environnement dans lequel on vit. Bref, le travail de nos politiciens a un impact direct sur notre bonheur quotidien.
Au regard des deux dernières élections provinciales et fédérales il faut se poser la question: les ONG environnementales desservent-elles les partis verts? Ma conclusion sera moins sinueuse que leur invisible approche politique, cette palette d'organismes ne s'implique pas d'un iota avec les verts quand vient le temps de faire la seule chose sensée qui soit, faire élire les verts. J'en sais quelque chose, je suis vice-président du Parti vert du Canada, 100% bénévole.
Cette progression du français trouve ses racines dans une observation très simple: le français semble être naturellement la langue de choix pour s'enrichir au Québec. Les études économiques démontrent que depuis les années 1970, ce sont les francophones - toutes choses étant égales par ailleurs - qui ont la croissance la plus rapide des revenus. À l'époque lorsque l'anglais était la langue des affaires au Québec, il était logique que les immigrants veuillent parler l'anglais. Aujourd'hui cependant la langue des affaires est le français, et les chiffres sont à l'appui.
On nous promet d'abord une certaine conservation du patrimoine bâti, mais le projet qui est conçu ensuite ne peut pas répondre à ces promesses. Ce genre de situation mène à la disparition d'éléments importants du patrimoine de la ville. C'est inacceptable et ça aurait facilement pu être évité par un ensemble de mesures plus contraignantes qui forcerait les promoteurs à présenter des projets complets avant d'entreprendre la démolition.
L'appui souverainiste a-t-il déja progressé significativement pendant que le PQ gouvernait? Les moments d'éveil politiques les plus intenses des cinquante dernières années ne se sont-ils pas produits lorsque les libéraux étaient au pouvoir? Ah, oui mais, oui mais... je sais, ils sont méchants, les libéraux; ils sont le mal en personne. Pourtant, ils ont le don de nous mobiliser comme personne d'autre!
Le PLQ s'était fait connaître au début des années 1960 par la mise en place de programmes sociaux, de réformes majeures en éducation assorties d'une politique d'accessibilité aux études postsecondaires ainsi que par la défense des intérêts du Québec au sein de la fédération. En s'éloignant des principes et des politiques qui lui avaient donné un profond ancrage dans la société québécoise, le parti est devenu méconnaissable pour bon nombre de ses électeurs naturels.