Un sondage vient de révéler un fait pour le moins surprenant: les Français sont plus pessimistes pour l'année à venir que les Irakiens ou les Afghans... Comment se fait-il qu'une grande puissance millénaire comme la France, cette patrie éternelle des arts et des lettres, ce berceau du bien-vivre, certes actuellement fragilisée économiquement, mais protégée par un filet social confortable, comment se fait-il que son moral soit plus bas que celui d'un peuple bombardé?
Insomniaque, confuse, désorientée et lasse, mais d'un optimisme prudent malgré tout. Voilà quelques unes des émotions qui m'animent au lendemain d'une soirée électorale surréaliste, qui mettait un terme à un mois de campagne mouvementée. En premier lieu, les résultats sont tombés et ont prouvé, une fois de plus, que les sondages sont un pâle reflet des véritables intentions de vote. Rivés devant leurs écrans de télé, les Québécois ont vécu une surprise après l'autre.
Ce n'est pas une prédiction bien risquée à faire : des cas comme celui auquel Lassonde a dû faire face avec les jus Oasis, il y en aura de plus en plus. Dans un article paru dans la section Technaute de Cyberpresse, on soulignait qu'il s'agit «d'une lame de fond imprévisible». Imprévisible? Pas tout à fait...C'est vrai que les entreprises peuvent désormais se retrouver, et de façon imprévue, dans la ligne de mire des médias sociaux, puis, par extension, celle des médias en général. Mais, si on pouvait s'attarder à regarder de plus près chaque entreprise, on pourrait assez facilement voir lesquelles ont des chances d'être mieux préparées à faire face à ce genre de crise. Et, je vais peut-être vous étonner, mais ce ne sont pas forcément celles qui sont très actives sur les médias sociaux, que ce soit Twitter, Facebook ou toute autre plateforme.