La pensée positive est une composante fondamentale du bonheur. Elle demande toutefois une bonne dose de régularité et de détermination. La première chose que l'on doit savoir à son sujet est qu'elle est accessible à tous. Avec quelques petites modifications cognitives et comportementales, chacun d'entre nous peut devenir un « penseur positif ». Un autre aspect important à considérer est que la pensée positive ne nous rend pas insensible aux difficultés de la vie. Elle permet tout simplement d'aborder ses défis avec une perspective plus saine.
On entend souvent parler du fait de réussir dans la vie, de réussir sa vie.Quelle est la distinction entre ces deux concepts? Réussir dans la vie renvoie au fait d'accomplir, de s'accomplir au plan professionnel. De recevoir les éloges des uns, la jalousie des autres. C'est de savoir flairer les bonnes occasions et de sauter dessus à pieds joints. C'est être ambitieux, croire en soi, être fonceur.
J'ai soufflé une bougie de plus récemment. Je constate que le temps passe vite, et je suis chaque fois ébahie par les nombreux changements qui peuvent survenir au cours d'une seule et même année. Lorsque des événements inattendus perturbent notre équilibre, il se peut que nous vivions un «cycle de changement» qui nous donne l'opportunité de réévaluer toutes les facettes de notre vie. C'est justement ce que j'ai accompli l'an dernier et dont j'ai tiré huit leçons de vie.
Dans notre société nord-américaine où l'on court d'une chose à l'autre à la quête de la nouvelle chose qui nous rendra heureux - la nouvelle voiture, le nouveau iPad ou iPhone, le nouveau bijou, le nouveau vêtement - on se sent souvent vide et dérouté. Qu'est-ce que ça coûte pour être heureux? Qu'en pensez-vous?
On peut choisir de se sentir heureux, dans la vie. Même si les éléments autour ne sont pas tous en notre faveur. Et je sais, parce que je le vois en raison de mon métier, qu'on ne nait pas tous avec la même chance. Certains naissent beaux, d'autres pas. Certains viennent au monde dans une famille aisée, d'autres pas. Certains atterrissent dans une famille aimante, d'autres pas. Mais à partir de là, à partir de choses sur lesquelles on n'a pas le contrôle, a-t-on le pouvoir de choisir quand même d'être heureux?
La vie est belle quand elle n'est pas parfaite. Elle a plus de saveur, elle est plus forte et plus intense, elle laisse plus de souvenirs, elle a plus de sens, de sensations quand elle n'est ni lisse, ni formatée, quand elle ne ressemble à aucune autre, quand elle n'est pas standardisée, pas organisée, pas planifiée, pas arrangée.
On attend après une bonne nouvelle, un nouvel emploi, une nouvelle acquisition; un nouveau «char», un morceau de vêtement convoité, des électros en stainless, un nouveau condo, une cour plus grande, une piscine plus creuse. On attend d'avoir fini nos études, d'être sur le marché du travail, de trouver un emploi plus stimulant que le précédent, plus payant.
Afin d'augmenter le bonheur collectif, il faut comprendre comment ce bonheur se crée, se développe et s'entretient chez les citoyens. Bien entendu, nos gouvernements ne sont pas là pour règlementer les affaires de cœur des uns, ni les chicanes de familles des autres. Ceci dit, ils ont une influence directe sur des aspects importants qui participent au bien-être : à titre d'exemple, la qualité d'éducation à laquelle nous avons accès, l'égalité des chances dans l'obtention de notre emploi et la qualité de l'environnement dans lequel on vit. Bref, le travail de nos politiciens a un impact direct sur notre bonheur quotidien.
«Le bonheur d'un jour est aussi difficile que la destinée de la vie entière». Ne trouvez-vous pas que tout est dit par Mme de Staël dans cette phrase du tournant du 19e siècle? Chaque année, des centaines de livres sont publiés sur le sujet du bonheur et pourtant chacun de nous se retrouve livré à lui-même quand il s'agit de trouver son mode d'emploi, sa méthode, sa recette du bonheur. La section des livres « self help » semble toujours déborder de nouveautés en la matière même si tant d'écrivains ont déjà réfléchi à la question il y a des siècles de cela et qu'ils sont d'ailleurs plus d'actualité que jamais.