Cher Léo, On conviendra que la politique est un sport extrême, n'est-ce pas ? Mais vous semblez bien aimer votre rôle de député. Vous l'exercez d'une manière sérieuse et professionnelle. Merci donc pour votre dévouement et encore une fois bravo pour votre travail. J'ai pu constater cette semaine que vous aviez lancé via le web une consultation citoyenne concernant des enjeux comme le rapatriement du registre des armes d'épaule et la possibilité d'une taxe spéciale sur la malbouffe, pour ne nommer que ceux-ci.
L'automne qui s'achève s'est déroulé sous la domination du gel. Et je n'évoque pas ici la température extérieure qui nous fait maintenant réaliser que l'hiver est bel et bien installé. Je fais plutôt référence à cette tendance qui semble à nouveau bien installée à l'Assemblée nationale, du moins du côté du gouvernement minoritaire... Frais de scolarité, tarifs en garderies, investissements en recherche et dans le réseau universitaire, tarifs du bloc patrimonial, modernisation des infrastructures...
Aussi incroyable que ça puisse paraître, le ministre nie que cette taxe soit rétroactive. Son point de vue, c'est que la taxe est payée par les clients des établissements détenant un permis d'alcool, pas par les commerçants. Puisque l'alcool n'a pas encore été vendu aux clients, on ne taxe pas des transactions passées. Sauf que cette explication ne tient pas la route.
Une bien courte session parlementaire à Québec -- six semaines au total -- mais qui permet de mesurer déjà la performance en Chambre de la nouvelle équipe au pouvoir. Mme Marois s'est glissée avec aisance dans ses nouvelles fonctions. Depuis le temps qu'elle rêvait de remplacer Jean Charest! Quand les journalistes lui ont demandé lors de son bilan de session si l'emploi de premier ministre était plus difficile que prévu, elle a répondu que, non, elle savait exactement à quoi s'attendre en raison des postes qu'elle a occupés depuis 30 ans.
Les Québécois vont devoir endurer pendant encore quelques mois, l'incompétence et l'improvisation du gouvernement Marois. Cela a pris trente-cinq ans à Pauline Marois pour réaliser son rêve. Force est de constater qu'elle n'était pas encore prête pour assumer la plus haute fonction québécoise. En tout cas, il faut saluer la prudence de l'électorat québécois qui a refusé de donner une majorité au Parti québécois le 4 septembre dernier.
Cette nomination partisane peut se défendre, car Jean Charest avait accordé ce poste à un vieux libéral: John Parisella. Il y a une chose importante que Pauline Marois n'a pas rendue publique: l'octroi à l'ancien chef péquiste d'un emploi à vie comme fonctionnaire adjoint au Ministère des Relations internationales. Ce qui me pue au nez dans ce geste est le fait que ce gouvernement a voulu cacher cette décision aux contribuables qui vont payer le salaire de M. Boisclair. On est dirigé par une femme sans jugement et non transparente, c'est totalement inacceptable.
Alors que débute la première rencontre thématique précédent le Sommet sur l'enseignement supérieur, je suggère aux participants de convenir de quelques définitions. C'est parfois si simple de ne pas s'entendre et de se déchirer parce qu'on interprète différemment un concept, même usuel. Prenez l'éducation par exemple. Qu'est-ce que ça signifie pour vous, l'éducation?
Daniel Breton a été victime d'un « lynchage » politique, et c'est bien dommage. Dommage, parce que l'homme avait des idées, qu'il n'avait pas froid aux yeux et qu'il souhaitait vraiment faire bouger les choses en termes de protection de l'environnement. Dommage qu'il n'ait pas eu plus d'aide pour s'adapter aux changements entre la vie d'un militant et celle d'un ministre.