Si vous voulez commenter ou répondre à cet article, ne cliquez pas sur mon profil, ne googlez pas mon nom, vous risquez de biaiser votre réflexion. Économisez vos énergies et mettez plutôt vos efforts à dissiper les inquiétudes qu'à contredire les opinions. Enfin, excusez mon style, je n'ai ni la fluidité du journaliste, et encore moins la créativité de l'artiste. Pire, je suis allophone.
Dans un sens, tu as raison de dire qu'après neuf ans de gouvernement libéral, beaucoup de choses sont à reconstruire, et que ça ne fait que sept mois que le PQ est là , minoritaire. Ça, je veux bien te l'accorder. D'un autre côté, c'est quand même la faute du PQ si les libéraux ont été au pouvoir pendant neuf ans. Il n'a pas su canaliser l'insatisfaction de la population à l'égard des libéraux en vote pour lui, et ce, même après le printemps dernier.
Le gouvernement Marois fait preuve d'une grande incohérence en appelant à la prudence la commission Charbonneau. L'avertissement est venu de la première ministre en matinée, mais il a trouvé écho chez des ministres et, notamment, chez le vice-premier ministre François Gendron. Voilà qu'on découvre que les péquistes ont l'épiderme sensible lorsque l'un des leurs est une victime collatérale de la commission.
Je ne te connais pas personnellement mais je t'écris à toi pour trois raisons. D'abord, la première ministre sera sûrement trop occupé pour répondre à mes questions, ensuite nous écrivons sur la même tribune et, finalement, je trouvais que tu étais brillant. Alors je me dis que tu pourras sûrement m'expliquer certaines choses. J'aimerais bien que tu m'expliques ce que vous, le Parti québécois, êtes en train de faire. J'aimerais bien comprendre ce qu'est devenu ce parti.