Philippe Couillard et Marc Tanguay, respectivement chef du PLQ et porte-parole de l'opposition officielle pour la Charte de la langue française, ont fait paraître mardi dernier sur le Huffington Post Québec un texte qui expliquait leur opposition «par principe» au projet de loi 14. Soit les raisons pour lesquelles ils voteront contre celui-ci. Puisque je ne peux les laisser sans réplique, j'entends affirmer sans détour l'appui inconditionnel que je confère à ce projet de loi.
Il est de coutume pour les députés de tenir le lundi leurs « journée de comté ». Je m'y suis essayé, au début, mais j'ai préféré choisir le vendredi. Je me sentais trop préoccupé, le lundi, des tâches ministérielles que je devais accomplir dans la semaine et ne me sentais pas suffisamment concentré sur mon travail de circonscription.
Les politiques mises de l'avant par le Parti Québécois depuis son élection confirment les appréhensions d'une partie de la population québécoise: le changement de direction si chèrement promu par le PQ lors de la campagne électorale semble avoir été complètement éclipsé. À ce moment-là , Mme Marois scandait : « les Québécois sont inquiets. » Qu'est-ce qui se passe, Madame Marois?
«Bon 15 mars». Cette phrase publiée sur Facebook par une amie militante m'est d'abord apparue déplacée. Est-ce vraiment un jour de fête pour ceux qui participent à cette manifestation annuelle contre la brutalité policière qui en est maintenant à sa 17e édition? Comme on se souhaite bon 24 juin pour célébrer la joie, l'histoire, la fierté d'être «Québécois», on célèbrerait cette journée d'affrontements, de débordements, de violence?
Il y a un peu plus d'un an débutait ce qui allait devenir l'un des plus grands mouvements sociaux qu'ait connu le Québec. En cette journée de congrès d'Option nationale, et en tant que membres fondateurs de ce parti, nous avons cru nécessaire de faire un retour sur les évènements de l'année écoulée, et sur la responsabilité, ou les possibles, que portent en eux les acteurs actuels d'un Québec en quête de changement.
« Or, actuellement, ce qui s'offre [au grand écran] aux Québécois passionnés d'histoire [politique], qui veulent cultiver leur ''Je me souviens'', ce ne sont pratiquement que des récits états-uniens. » Ces mots de l'éditorialiste Antoine Robitaille dans les pages du Devoir de mardi, faisant suite au dossier sur l'histoire au cinéma publié dans l'édition du weekend dernier, font état d'une réalité (l'absence du cinéma politique de fiction au Québec) qui en cache une autre. Celle d'une ignorance face à notre histoire politique et nationale.
Le gouvernement Marois est obsédé, à juste titre à mon avis, par la volonté d'éliminer le déficit budgétaire du Québec, dès l'an prochain. Ce qui est loin d'être clair et ce qui inquiète c'est: qu'arrive-t-il après le déficit zéro? Le message qui est martelé par la première ministre et ses principaux ministres consiste à dire que le Québec a un «mauvais moment à passer» avant de retrouver l'équilibre...
On a accusé souvent Option nationale et Québec solidaire d'empêcher de rendre au PLQ la monnaie de sa pièce en divisant le vote. Pourtant, ces deux partis sont les seuls qui proposaient la gratuité scolaire et remettaient la question de l'éducation au cœur des grands débats de la société moderne. Aucun des partis « susceptibles de prendre le pouvoir » ne s'était doté de cette responsabilité envers la population québécoise. Même lors des débats télévisés, la question de l'éducation ne semblait pas être un enjeu important, comme si ces milliers de personnes avaient déambulé dans les rues du Québec dans le silence le plus complet, comme un peuple invisible.
Monsieur Bock-Côté, récemment dans votre blogue, vous posiez la question suivante : « Pourquoi y a-t-il des partis souverainistes «de gauche»? C'est une question toute simple à élucider: Il existe des partis souverainistes de gauche parce qu'indubitablement, le projet collectif doit s'accompagner d'une rupture avec la dépendance politique. De plus, l'insatiable quête de justice et d'égalité de la gauche rend la subordination d'un peuple naturellement insupportable.
Chaque année, mes amis du groupe l'Idée fédérale publient un sondage CROP pour tenter de démontrer que tout est, comme disait Shakespeare, honky-dory, dans le merveilleux monde du fédéralisme. Chaque année, je me fais un malin plaisir de donner ma propre lecture de leur sondage. Devenu ministre, c'est un plaisir auquel je refuse de renoncer.
En fait, peu importe le scénario ou le tour de magie que l'on puisse utiliser pour masquer la réalité, le constat sera toujours le même : le français recule depuis 2001 alors que l'anglais progresse continuellement comme langue d'usage. Même s'il est vrai que les politiques de sélection des immigrants ont amélioré les choses et que nos politiques en matière de langue aident à défendre la langue française, la réalité est que le Québec est plus dépendant que jamais à l'immigration internationale.