Après des décennies de modération et de diplomatie, le Canada tel qu'imaginé par le gouvernement conservateur emprunte désormais le chemin de la guerre et de l'affrontement. C'est du moins ce qu'on doit conclure des récents commentaires du ministre de la Coopération internationale, Julian Fantino, et du ministre des Affaires étrangères, John Baird au sujet de leur vision de la politique extérieure du pays.
Contrairement à ce qui a été avancé par certains, le gouvernement fédéral ne finance pas le projet. Ce n'est ni un prêt, ni une subvention. Aucun dollar de contribuables québécois n'ira à ce projet. Il s'agit d'une garantie de prêt, que nous souhaitons voir disponible à l'ensemble des gouvernements provinciaux, incluant le Québec, à leur demande, pour des projets d'énergie renouvelable.
Je lisais récemment dans le Courrier international que le Canada était maintenant un leader international, que le gouvernement conservateur de Harper avait pris de l'initiative au plan international. Pourquoi moi, résidant du Canada et du Québec, est-ce que je perçois d'une manière totalement différente notre nouvelle image internationale ? Parce que je suis membre du NPD ? Peut-être. Parce que je suis Québécois ? Peut-être bien aussi.
Dès l'annonce des compressions à Parcs Canada il y a six mois, mes collègues néo-démocrates et moi avions averti Stephen Harper des conséquences désastreuses qui nous pendaient au bout du nez. Il n'a rien écouté et nous en payons le prix aujourd'hui: nous venons en effet d'apprendre que le Parc national Forillon, une fierté de la Gaspésie, ne sera à peu près plus accessible durant l'hiver.