Le président Barack Obama doit prononcer la semaine prochaine son discours annuel sur l'État de l'Union. Dans l'édition 2013 de cette liste d'épicerie législative offerte au Congrès et diffusée au public américain, il risque très fortement d'insister, entre autres choses, sur une réforme du système d'immigration. Le président démocrate tentera ainsi de réussir où son prédécesseur républicain George W. Bush avait échoué...
Il faisait froid à pierre fendre dans les rues de Washington ce jour-là. Tous les habitants de la ville (à 90% démocrates) et tous ceux qui s'y étaient rendus pour l'événement (beaucoup de maisons débordaient de parents venant des quatre coins des USA et même d'amis ayant fait le voyage de l'étranger) partirent tôt à pied vers le Mall, le parc national du centre-ville de Washington.
Il y a un an, en novembre 2011, j'écrivais à propos du « phénomène Herman Cain ».Cain, qui n'avait jamais occupé de fonction d'élu à quelque palier de gouvernement que ce soit, trônait alors en tête des intentions de vote dans la course à l'investiture républicaine, et ce à la consternation de l'élite médiatique et politique.
Il semble bien que le voyage de Hillary Clinton, accompagnant le Président Obama en Asie et son bref séjour en Israël et en Égypte, auront été les derniers périples de son brillant mandat à la tête du Secrétariat d'État américain. Qui lui succèdera? Le président n'a pas annoncé officiellement le nom de la personne qui sera soumise à la ratification du Sénat. D'après la plupart des observateurs, c'est Susan Rice, présentement ambassadrice aux Nations Unies, qui sera nommée.
À une semaine de l'élection présidentielle américaine, la fébrilité se fait sentir des deux côtés adversaires. Et pour cause : les intentions de vote laissent présager des résultats serrés. En fait, si ces intentions actuelles devaient se matérialiser mardi prochain, l'élection serait plus que serrée : elle serait historique. On pourrait en effet assister à un phénomène d'une extrême rareté dans l'histoire des États-Unis : une victoire d'un candidat n'ayant pas obtenu le plus grand nombre de votes.
« Ben Laden est mort, General Motors est en vie ». Voilà le slogan de campagne proposé par le vice-président Joe Biden lors de la récente Convention du Parti démocrate. Quel que soit l'impact de cette formule, il est clair que la grande manifestation partisane a donné un léger avantage aux Démocrates en dépit de l'état lamentable de l'économie. Jamais, dans l'histoire récente, un président américain n'a été réélu alors que le taux de chômage dépassait 7,2%. Barack Obama fera-t-il mentir cette règle impitoyable avec un taux qui dépasse 8%?