C'est aussi ça notre malheur. Le manque d'éthique et l'usurpation ne sont plus des crimes. Une fois avoué, c'est le petit coup de règle sur les doigts et on promet de ne plus recommencer, mais on recommence encore et encore. On recommence parce que notre système est ainsi fait! Voler l'individu est un crime, mais voler la collectivité est parfois une nécessité ou une simple erreur de parcours.
On peut être pour ou contre la légalisation de la prostitution, mais il demeure que c'est aux élus de prendre une telle décision, pas aux tribunaux. L'habitude prise par les juges de se substituer aux gouvernements nous ramène à l'époque de Frédéric II de Prusse et à l'âge d'or du despotisme éclairé.
En temps d'élections, les visages souriants de nos potentiels élus essaiment en ville, nous assurant qu'ils connaissent nos besoins, nous promettant de faire comme s'ils étaient "le peuple". Une fois le suffrage consommé et nos représentants intronisés (et jamais, ou presque, ceux pour qui j'ai voté... c'est peut-être pourquoi je m'en prends à eux, direz-vous... pas fou!), nous sommes très poliment conviés à continuer notre petite vie, jusqu'à ce qu'on nous invite à renouveler notre licence de citoyen.