On a déjà vu Federer à l'apogée de son tennis avoir quatre balles de match, une victoire sur un plateau d'argent, et les mettre toutes dans le filet. En sport de haut niveau, on appelle ça la peur de gagner. Obama avait autant de balles de match en main, mais aucune n'a inquiété Romney, dont le comeback semblait pourtant inespéré.
Une dose de vodka framboise-coco. Du jus de cranberry. Et un trait d'amertume pour parfaire le mélange. C'est la recette du "Paul Ryan Special", un cocktail rouge-bonbon, couleur du parti républicain, que sert pour 5 dollars, le barman du Tonic Bar, ce mardi soir, à New York. Au dessus du comptoir en bois massif de l'établissement de Times square, Paul Ryan, la cravate d'un rouge presque aussi éclatant que le breuvage sirupeux, affronte sur écran géant Joe Biden, son rival démocrate à la vice-présidence des Etats-Unis.
En 2012, on ne peut plus affirmer que « tout est possible » et les Démocrates peinent à démontrer que les États-Unis sont en meilleure posture qu'ils l'étaient il y quatre ans. Le Président peut cependant se targuer d'avoir relancé l'économie, imposé une certaine discipline aux milieux financiers, instauré un programme d'assurance-maladie presque universel, mis sur pied des programmes d'aide à l'éducation et proposé des solutions pour contrer des déficits insupportables, rejetés cavalièrement par un Congrès républicain hostile.