Si l'on se fie à l'expérience précédente, pour devenir maire de la métropole, il faut d'abord être un ancien ministre libéral - dans ce cas-ci fédéral - qui jouit d'une certaine popularité et dont l'ascension politique au sein de son parti est bloquée. Donc, ça nous prend quelqu'un qui a fait le tour du jardin et qui veut transposer son ambition ailleurs. Ensuite, on doit créer un certain suspense autour de notre «possible» candidature.
À une époque où plusieurs sont d'avis que la politique est sale, que les politiciens sont tous pourris, bref, alors que le cynisme progresse au détriment de la santé notre vie démocratique, il est bon de se rappeler que l'engagement citoyen - quel qu'il soit - est essentiel à notre vie collective. Rien, absolument rien, ne peut remplacer cet engagement.
La prochaine campagne électorale fédérale opposera Justin Trudeau, Thomas Mulcair et Stephen Harper...ou son successeur. Les commentateurs tiennent généralement pour acquis que le premier ministre actuel sera sur les rangs en octobre 2015. Or, on ne sait rien de ses intentions et lui-même n'a jamais donné d'indication sur sa volonté de poursuivre sa carrière politique, ou non.
Honnêtement, comment le fils de l'homme qui a berné, voire trahi le peuple du Québec, peut-il demander, sans honte, l'allégeance de ces mêmes personnes qui ont vécu douloureusement la Nuit des longs couteaux? Comment peut-il oser prétendre entretenir une distance par rapport aux idées du politicien qui a daigné instaurer unilatéralement et sans fondement la loi des mesures de guerre? Il faut être sot pour ne pas percevoir que les propos de Justin ne sont qu'une collection d'incohérences.