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Manifestations à Montréal: quand l'arbitraire a force de loi

Ce vendredi 30 août aura lieu une «masse critique», c'est-à-dire une manifestation à vélo, pour revendiquer, entre autres, le droit à la ville. À quoi devraient s'attendre les personnes qui y participeront? Se feront-elles arrêter par le Service de police de la ville de Montréal (SPVM)? Recevront-elles des amendes salées, comme le SPVM se plait à le faire si souvent depuis le «Printemps érable»?
PC

Lettre ouverte au SPVM

Samedi 18 mai, se tenait à Montréal la manifestation «Un statut pour tous et toutes», qui comprenait quatre contingents qui convergeaient tous au centre-ville. Tout comme les autres rassemblements qui se sont déroulés les dernières semaines, celui de samedi s'est fait dans une ambiance festive. Pourtant, les autres manifestations ont été réprimées par vos services et ont donné lieu à des arrestations de masse. J'aimerais donc que vous expliquiez à la population sur quels critères vous vous basez pour appliquer le règlement P-6.
Radio-Canada

P-6 : quelle différence entre une manifestation politique et une parade spontanée?

C'est le chef de la police qui m'a convaincu de l'odieux de ce règlement. Parce que son application, au fil des ans, mettra en lumière l'arbitraire. Ce règlement est appelé à révéler toute l'injustice de sa mise en œuvre. À chaque manifestation sans arrestation, on mettra en lumière le caractère arbitraire des arrestations de la manifestation précédente, parce qu'au fond, en quoi une émeute de la coupe Stanley est elle plus tolérable qu'une «gang de crottés anticapitalistes»?